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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 08:46

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Bonjour les amis !

 

Nous discutions ma sœur et moi au sujet de la maladie et des malades :

Il est certain que l'on ne se bat pas contre la maladie, les docteurs oui, notre corps oui, comme il peut.

Malgré tout nous nous battons, nous nous battons contre les conséquences matérielles de la maladie, nous nous battons contre le désespoir, nous nous battons et cachons pour garder notre dignité... Sinon nous ferions comme le coq qui se tasse dans un coin et se laisse mourir sachant qu'il n'a pas de combat possible contre son destin...

Nous n'en parlons pas, non par pudeur ! Il n’y a  pas de honte, nous ne sommes pas responsables des maladies, ou en tous cas pas consciemment ou volontairement ! Mais par générosité, pour ne pas laisser aller plus loin que nécessaire les images tristes et dégoutantes des conséquences de la maladie. Nous n'en parlons pas pour nous conserver au loin, dans la pensée des autres, une image de notre ancienne intégrité qui s'effrite. Nous n'en parlons pas pour ne pas réveiller la peur qui dort au fond de leurs ventres et qui ne demandent qu'à s'agiter au moindre rappel de ce que cela pourrait les atteindre eux à leur tour...La pudeur c'est tenter de garder des images de soi honorables, qui ne choquent pas les autres.

Mais il n’y a pas de raison de cacher les maladies non plus ! En parler pour aider les nouveaux atteints, les rassurer, les accompagner… En parler pour prévenir que cela n’arrive à d’autres…

Correspondant avec une personne handicapée grave, je ne savais trop que faire, parler de sa maladie que je ne connaissais pas…Ou bien parler du beau soleil lors de notre promenade à une femme qui ne marchait plus et lui donner des regrets ? Nous parlions il y a quelques temps de la difficulté d’aider les malades, suffisamment et pas trop pour leur laisser leur liberté d’agir et ne pas les infantiliser, là aussi c’est difficile de savoir que dire et que faire d’autant plus que cela dépend vraiment de chacun… ET cette amie m’avait répondu : « non, j’aime que tu me parles d’ailleurs qu’autour de mon lit et de me faire rêver d’autre chose »…

Ce n’est pas drôle, vieillir c’est se retrouver, aujourd’hui une fois de plus avec un correspondant-ami des USA qui meurt. J’ai un peu l’impression d’être une carte à jouer d’un château de cartes déstabilisé et dont toutes les pièces s’écroulent les unes après les autres et sentir vaciller sous mes pieds le socle qui va nous faire tomber à notre tour… Il y a des périodes comme cela…De plus en plus fréquentes en avançant en âge… Plus les contrôles médicaux qui chaque fois nous replongent dans l’angoisse du résultat, aurais-je mon examen de passage pour continuer la route ?

 

Oui, aujourd’hui nous avons oublié l’angoisse d’hier et pour des demains nous avons changé le clapet de retenue d’eau de la source, ce que j’appelais crépine qui n’est que le dernier morceau de cet objet, tous deux en équilibre sur une même échelle verticale et sur le même barreau, poussant, tirant, les genoux sur l’hippopotame mouillé. Chacun une pince et je tiens et il tourne. Une grosse pierre au cou de ce clapet pour le maintenir au fond de l’eau, on remet le couvercle, on remet les tôles et on s’en va surveiller dans la cave cœur battant…Pourvu que cela marche et qu’elle ne perde plus de pression…

Des essais, nos yeux fixés sur le manomètre de pression :

-« Qu’est-ce que tu vois toi, t’as tes lunettes ?

-Attends tu me fais de l’ombre…Ca ne bouge plus…

-T’es sûre ?

 -ben… oui… 

-Alors ça marche, ouf. C’était cela, le clapet avait un défaut !!! »

Michel est haut perché en train de libérer le chêne de ses chaines, celles qui retenaient le palan…Je pense que ce sera tout comme efforts physiques pour aujourd’hui…

 

Je vous invite à aller voir cette vidéo :

youtube.com/embed/N2u6EDwumdQ http://youtube.com/embed/N2u6EDwumdQ>

Si cela est exact, ce serait formidable!

De plus j’admire la simplicité de cet inventeur et sa gentillesse !

 

Samedi :

Ce matin triste constat, il semble qu’il y ait tout de même toujours une petite perte d’air dans l’installation…Cela viendrait-il du ballon ? Pourtant Michel a vérifié à l’eau savonneuse toutes les prises possibles et pas une bulle… Nous espérons que ce n’est pas le ballon interne qui serait défectueux, l’ensemble est pratiquement neuf !!! Heureusement, avant Michel avait un « re-gonfleur » à vélo et le résultat, impossible de dormir sur ses biceps ma tête sur des boules de billard !!! Maintenant c’est plus confortable, donc pour nous deux, il a une pompe électrique !

 

Allez, je vous ai suffisamment « pompé l’air » pour cette fois. Nous sommes Samedi, « si ! Daddy l’a dit ! » l’ordinateur confirme et même que nous sommes DEJA le 21 octobre ! C’est FOU !!!!

Vite allons nous occuper de cette journée et la démarrer avec une lessive de bleus plein de terre et une bonne soupe aux betteraves rouges offertes par ma gentille voisine !

Je vous envoie toutes mes amitiés, comme toujours !Bon week-end !

LN

 

 

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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 08:58

257 encre

Bonjour les amis !

JEUDI :

Une journée qui débute un peu angoissante et qui finit bien !

Nous devions aller à Tulle et vous savez déjà combien nous n’aimons pas trop bouger. De plus si la première course était pour aller faire analyser l’eau, la deuxième était pour le contrôle médical de Michel et vue l’évolution du mal nous étions plutôt anxieux. Je vous rassure tout de suite…TOUT VA BIEN

Le rendez-vous était assez tôt aussi avons-nous dû nous lever très tôt à l’aube afin de pouvoir partir juste après le déjeuner.

Et bien sûr, comme chaque fois (ou presque) que nous allons à Tulle, il faisait humide ici, mais il tombait des cordes sur la ville ! Mésange, restez assise  sur votre branche ! Je n’ai pas dit qu’il pleuvait TOUJOURS à Tulle, il y pleut la plupart du temps quand NOUS y allons. Ce n’est pas méchanceté de la ville contre nous, je le sais. Mais comme les examens sont la plupart du temps à cette période, ce n’est certainement pas la meilleure pour espérer se bronzer au bord de la Corrèze, nous sommes d’accord !!!

Evidemment nous avons pris la route de gauche après la préfecture et passé la Maison d’Arrêt (majuscules, car ce n’est pas l’arrêt du bus !) et c’était à droite, d’où demi-tour dans une côte étroite et sans accotement pour constater qu’il y avait un panneau grand comme un  immeuble (un petit, bon !) pour nous indiquer la direction et nous ne l’avions pas vu !

L’eau est déposée aux soins de dames aimables et nous dégringolons de la banlieue d’Ussel pour retrouver le cœur de la ville et son Hôpital. Terrain d’angoisse par excellence, tous les hôpitaux ont été construits il y a  très longtemps et la ville s’est installée autour en les étouffant et interdisant ainsi des espaces pour les parkings ! A Tulle, parfois une place s’est dégagée à l’intérieur du Parc et , avec la convocation de l’hôpital agitée devant le guichet , le gardien nous laisse entrer. Là, il n’y avait même pas de gardien, les barrières s’ouvraient automatiquement et nous avons trouvé une place immédiatement. Mais heureusement que Michel conduisait car jamais je n’aurais pu « musser » et sans vaseline, la Dacia dans un endroit si étroit avec pour me mouvoir une travée au minimum ! J’ai même dû descendre de voiture pour que Michel puisse sortir, je n’aurais pas pu ouvrir la portière et lui non plus. Je me demande si parfois, après tant de difficulté pour se placer, on n’accepte pas de rester coincé dans son véhicule rien que pour la satisfaction d’avoir enfin trouvé un endroit pour se garer ! Mais là, pas d’hésitation, le docteur nous attendait…

Première chose à faire…Les toilettes,  ben oui la route est longue.

 Puis nous prenons un ticket et ??? !!! Il n’y a que trois numéros avant nous !!! D’habitude la salle est pleine ! Nous parions sur qui sera le prochain appelé, une dame nous sourit de bon cœur… ET bien qu’en avance nous sommes appelés et nous allons au 8e ciel, heu pardon, 8e étage porter le papier au secrétariat. La dame nous dit « attendez s’il vous plait » tout en regardant la convocation, et nous comprenons d’aller dans la salle d’attente. Elle est vide !!! Nous n’étions même pas assis que la dame nous appelle à nouveau et nous fait entrer pour la consultation avec le docteur !

Le médecin, avec son accent particulier, Europe Centrale je crois, nous serre la main et regarde le dossier, puis examen, puis constatation qui maintenant nous fait éclater de rire « oh là, elle est grosse ! » , chaque fois c’est la surprise des médecins et nous avons la grande chance que cette prostate ne gêne pas Michel plus que cela. Bien placée elle n’appuie pas trop sur les organes et les médicaments la gardent souple.

-« 179 gr annonce le médecin contemplatif… On fera une biopsie

-Non…

-BON. A l’année prochaine, même date même heure… »

Au revoir docteur et à l’année prochaine et nous sommes sortis pratiquement à l’heure où nous aurions dû entrer !

En passant dans le hall, Michel me demande « tu veux un café ? Tu n’en as pas pris de peur d’avoir envie de faire pipi en route» (ben oui, autant que vous le sachiez, je ne suis pas un pur esprit.)

-« Non, merci chéri, cet endroit est dangereux, courage- fuyons !!! » On s’est pris par la main et on est parti en courant et riant !

Puisqu’il était assez tôt pour cela au retour nous sommes passé acheter une crépine, non, pas pour faire des paupiettes mais pour mettre au bout du tuyau d’eau !

Et enfin au Super U pour racheter du frais et nous économiser un voyage dans les jours qui suivent juste pour ce peu qui manquait. Et puis j’ai craqué pour un sac de Marshmallows !

Arrivés à la maison, la pluie battante laissée du côté de Tulle, mais gagnés par la pluie fine et la brume sur la deuxième partie du trajet, nous sommes rentrés chez nous, comme des rats rentrent dans leur trou, et pour fêter cela j’ai fait des gaufres , Michel un chocolat au lait pour lui, à l’eau pour moi, et nous voilà dans nos petites habitudes retrouvées.

TOUT VA BIEN.

Tout autre sujet…

      Pouvez-vous imaginer que dans la maison de maman il y a 2500 hippopotames répertoriés et pratiquement aucun qu’elle ait acheté ou souhaité réellement…Tous des cadeaux parce que trois premiers achetés par mon beau-père ont donné l’idée à ceux qui aimaient Maman, de lui en offrir d’autres. Cette collection va rejoindre le groupe de l’ADH des collectionneurs d’hippopotames qui se les partageront selon le souhait de maman. Il est triste de devoir le faire dans son dos alors qu’elle est encore bien vivante, mais il faut vendre sa maison pour payer la maison de retraite, il serait difficile de la vendre envahie d’hippopotames ! Heureusement maman n’en saura rien… Ne gâchons pas le peu de souvenirs qu’elle a. Mais sa maison sans hippos, ce ne sera plus sa maison, c’est évident. Pas facile pour ma sœur qui va devoir s’occuper de cela, AUSSI, et pourtant elle ne les aimait pas trop ayant plus tendance à faire régulièrement le ménage par le vide. 

Cela vous semble peut-être beaucoup…ET avec des pièces uniques s’il vous plait dont certaines d’une grande artiste mondialement inconnue du nom d’LN ! ahahha, Mais le directeur de l’association a dit qu’elle n’avait pas, « même pas ! » la plus grande collection, il connait une personne qui en a 4000 !!! J’espère que cette personne a plus de place que maman !

Maintenant ce sont les livres qui vont devoir partir. Je suggère à ma sœur, les bibliothèques, les hôpitaux, les écoles et collèges, mais non, elle a déjà frappé à ces portes là mais ils n’acceptent que …des livres NEUFS !!!! Je crois qu’elle a trouvé un brocanteur …

Et je souhaite que ce soit tout pour aujourd’hui, cela suffit à bien remplir notre journée…et cette page !!!

Annonce:

Nous sommes vendredi :

Je vous dis bonjour dans ce matin humide, je vous souhaite à tous une excellente journée aussi calme et tendre que possible, mais avec quelques étincelles joyeuses malgré tout pour pimenter la journée !

Et bien sûr mon affection vous est toute acquise et pense à vous !

LN

 

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 08:14

feuilles de chêne.Photo

Bonjour les amis !

 

Une petite annonce locale pour commencer.

 

Nous avons bien travaillé mais quelle journée ! Nous avons fini il était 7h30 pm !!!

Nous avons voulu remonter la vieille cuve rouillée afin de dégager le palan des arbres s’il se mettait à pleuvoir et demain nous ne pourrons travailler là-dessus…

 Ce fut moins facile que de descendre l’autre conteneur mais avec les astuces de Michel, et le cher palan, nous y sommes arrivés, déposée sur l’étage supérieur du terrain. Il ne reste plus qu’à la tirer avec le J9.

A quelques mètres de l’endroit où l’on devait la déposer le camion, qui tirait avec les chaines, a refusé de redémarrer ! Camion au milieu de la descente chez nous et la cuve en travers du chemin plus bas… Il faut dégager le passage.

Michel a passé un long moment à essayer de faire redémarrer le J9, mais le système d’allumage qui se refuse a besoin d’un fusible et c’est certainement cela qui a grillé. Evidemment nous n’avons pas de fusible et de plus Michel ne se rappelle plus trop où la boîte à fusibles se situe dans le camion. Pas le temps pour les investigations.

Qu’à cela ne tienne, il y a d’autres moyens !

Michel va chercher la Dacia. (Il aurait pu la siffler pour qu’elle vienne seule mais il n’a pas encore eu le temps de la dresser !)

Le palan est descendu des arbres. Il met la Dacia en position mais l’endroit n’est pas facile, il fait une marche arrière pour se repositionner en faisant bien attention au camion tout proche et…il a sa roue arrière qui passe par-dessus le vieux poteau couché de tout son long qui borde le long du chemin afin d’éviter…cela !. De l’autre côté de la roue, le trou.

La voiture patine, sa roue tournant dans le vide, les autres patinent dans la terre moite et le tronc dessous rigole. Nous ? Moins !

Qu’à cela ne tienne, il y a d’autres moyens !

Michel arrime la Dacia au cul du J9 avec le palan entre les deux. Il va juste falloir hisser la voiture et voilà tout !

Mais la carrosserie de la roue folle est POSEE sur le tronc et refuse obstinément de bouger.                 

 C’est alors que la chaine se bloque dans le palan. Impossible ni de monter, ni de descendre. Il faudra encore tout un temps à tenter, en vain…

Que faire…

Bon, ben c’est simple, il suffit de couper le tronc qui barre, la Dacia est attachée avec le camion et , NORMALEMENT, ne devrait pas glisser !

Pendant que Michel va chercher la tronçonneuse, avec mon petit piochon je dégage les roues avant qui se sont gentiment nichées dans la terre comme de grosses poules. Volez terres et pierres, je dégage. Michel tarde… J’ai le temps même de dégager autour du tronc, je fais sauter les ronces, les orties, la terre et les pierres, des ongles et des dents…Je parle des dents du piochon, bien entendu.

Michel revient, impossible de faire démarrer la tronçonneuse.

 Il a commencé à couper ce barrage de bois qui a l’air un peu pourri avec un piochon, puis avec la petite hache, puis la grosse hache et aussi la scie, jamais nous n’avons vu de bois aussi résistant parce qu’il est à la fois dur et humide.

« Attends ! Si on pouvait lever avec le cric et caller la roue… »

L’idée est bonne. Il faut creuser pour poser une pierre, pour poser le cric, pour poser la voiture…Avez –vous une question à poser pendant que j’y suis ? Non ? Alors nous continuons à gratter, scier, cogner etc.

ENFIN, le tronc est coupé aux deux extrémités nous allons pouvoir sortir ce morceau et dégager la roue…

NON. Le bois est encore coincé sous la carrosserie. Nous tirons, nous poussons, nous faisons aller et venir la pièce, essayons de la tourner, encore et encore…

-Pousse ! Attends que je dégage là, non tire ! Bon ben alors pousse ! Attends on va tirer tous les deux ! »

Je prends Michel par la taille et je tire et je tombe le derrière dans les orties, Michel sur les genoux. On rigole, ben oui, quand même !

Victoire, le morceau de bois est sorti. On pile les pierres à la place et à coup de hache Michel arrive à décoincer le palan et ENFIN la Dacia décolle doucement et s’avance sur le chemin demi-centimètre par demi-centimètres. Oh que c’est beau à voir, vous n’imaginez pas !!!!

Il ne reste plus qu’à accrocher la cuve à la Dacia pour la tirer en place et ensuite lui à accrocher le camion pour le ranger où il doit. Il y a juste le passage pour la voiture afin de se placer dans ce chemin étroit et pentu, et c’est elle que nous voudrions bien ne pas «  accrocher » ! Mais ça passe.

Et bien voilà ! Et quand je pense que certains pensent que nous devons nous ennuyer tout seuls là-haut !!!!

Ranger les outils, fermer le poulailler et la serre il fait déjà nuit.

Michel a deux blessures pas graves qui lui font le bras absolument gore film d’épouvante avec une croute de sang dégoulinante à cause des anticuagulants et il a même réussi à m’en mettre sur mon pantalon. Nous sommes pleins de terre et de piqures d’orties, mais nous sommes contents, TOUT VA BIEN !

 

La soupe doit être cuite maintenant, je vais aller vérifier ça et « canapouiller » avec Michel et un film, je crois que nous l’avons bien mérité.

Ce fut un bel après-midi…et un bon souvenir tout compte fait !!!!

Je vous embrasse tous à plein bras, bonne journée à vous, mais je vous la souhaite tout de même moins sportive !!!!

LN

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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 08:40

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Bonjour à tous !

 

Ce fut encore une belle journée ! Toujours bon à prendre.

Michel a empilé de grosses pierres, bourré avec des seaux de terre, on peut passer sur le chemin sans tomber dans ce trou creusé au-dessus du toit de la cuve.

 

Et moi j’ai cuisiné et surtout bricolé des desserts car le frigo est vide ! Pourquoi faut-il que tout ce que nous devions manger demande tant de TEMPS ! Eplucher les légumes, équeuter les haricots, écosser les pois, peler des châtaignes, épépiner les courges, quelque soit le légume que l’on fasse, c’est du temps qui passe ! Vive les pâtes ! ahahah

Mais là j’ai pelé mes châtaignes de leurs deux peaux, j’ai fait cuire les mûres qui restaient de l’année dernière, et avec un peu de fécule, de sucre et du pain d’épice, j’ai fait un dessert pour deux fois . J’avais gardé des petits bocaux ainsi j’ai mis dedans des parts individuelles, j’ai le couvercle et hop au réfrigérateur. Le plus long fut de passer le jus sans trop perdre de pulpe de mûre dans le tamis !!!!

Je pensais deux jours…Mais Michel a VU ! Alors on en  mangé la moitié au goûter ahahah !!!

 

En dehors des tâches ménagères diverses je n’ai pas fait grand-chose. Du courrier, la Cordée,  et j’ai demandé l’autorisation de vous mettre un poème, si l’auteur veut bien car j’ai bien aimé… à suivre je n’ai pas encore de réponse.

Je n’ai toujours pas de réponse de notre mutuelle pour le 100% et c’est bientôt le contrôle annuel et notre cardiologue maintenant reçoit chez lui et non à l’hôpital, je ne sais pas si en plus ce ne sera pas plus cher. Mais la mutuelle dit qu’en cas de non  réponse notre complémentaire devrait prendre en charge. C’est le RSI responsable de relancer cette couverture. Ce qui me surprend chaque fois c’est que la couverture sociale de mon ami américain s’appelle aussi le RSI mais cela ne doit pas signifier la même chose ! Ou tout au moins ne pas avoir les mêmes sources.

 

Aviez-vous remarqué le ciel orange par les sables balayés par l’ouragan ? Je n’ai rien vu ! Il faut dire que je regarde plutôt où je mets les pieds ahahah. Que de sécheresse partout et d’incendies, c’est effrayant ! Avons-nous détourné l’eau par nos usages inconsidérés ? Je pense plus à une fantaisie de la nature conséquence peut-être de bien des erreurs mais aussi de son propre mouvement vital…

En tous cas ce matin se lève tout rose-orangé, un curieux éclairage légèrement angoissant, je ne pense pas au sable des déserts mais je ne sais ce qu’il faut en espérer.

 

Les souris continuent d’envahir. Je vide toutes les gamelles le soir laissant mes pauvres poules attendre que j’arrive le matin pour manger. Mais je retrouve tout de même des crottes de souris car, ne pouvant emporter les grains elles doivent manger sur place la poussière de maïs qui reste. Soit dit entre nous, qu’est-ce qu’il y a comme grains cassés et poussière dans les sacs et que les poules ne mangent pas !

Et dans la serre nous avons trouvé des tomates mûres ou pas, entièrement creuses, mangées comme des œufs à la coque et ne laissant que la coquille… J’ai fini par mettre la nasse à souris et…J’en ai trouvé deux au matin ! Même dans la serre !!!

IL faut que j’achète des tapettes, j’en suis désolée, mais il y a un moment où il faut se défendre où elles vont NOUS manger !!! Mais que font nos chats ???? Ah nous avions moins de souris quand il y avait les douze !

 

Allez, je vais vous laisser à vos ouvrages, il y en a toujours à faire, des barbants c’est sûr, mais des amusants aussi pour lesquels vous devrez voler du temps !

Je vous envoie plein de baisers légers comme feuilles au vent !

LN

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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 08:33

.Cèpes...

Bonjour, bonjour !!!

 

Voilà, ça nous a pris un lundi, comme ça brusquement, l’ « Appel de la forêt » Michel a dit : « J’arrête, laisse tomber on va faire un tour ! »

Il faut dire que le temps était superbe ! La gloire des derniers beaux jours, feu d’artifice de couleurs !

Je fus vite équipée, mon bâton et nous voilà partis,  un peu inquiets sur nos capacités car nous n’avons pas fait de balades depuis bien longtemps, nous manquons sérieusement d’entrainement et Michel, avec son boulot, à mal un peu partout et il est fatigué.

-« On n’ira pas loin, juste un petit tour… »

Nous nous sommes fait faire des croche-pieds par les ronces, fouettés par les branches des sapins qui cherchent perpétuellement à vous crever un œil, trempés des pieds par la traitrise d’une belle boule de mousse sphaigne qui cachait le seul trou d’eau de la forêt, et nous avons trouvé plein de champignons qui nous ont dit « ah si vous étiez venus quelques jours plus tôt, nous étions jeunes et beaux mais maintenant, voyez la déconfiture ! »…

Mais malgré cette moquerie faussement amère, nous avons fait une jolie promenade, doucement, sans forcer, en faisant des pauses pour le genou et le dos de Michel, et nous ne sommes pas bredouilles, comme vous le voyez, puisque nous rapportons tout de même de quoi faire quelques bonnes soupes ou ragouts !

Nous constatons tout de même la sècheresse qui règne et pas seulement de cette année, nos ruisseaux habituellement clapotent et crachotent avec insolence sur les pierres et là pratiquement rien qui glisse tristement comme si  l’eau avait honte d’être aussi pauvre.

Malgré tout nous étions pris par la beauté du paysage. Le jour de la distribution des couleurs de la nature, le créateur a dit au soleil :

-Toi, tu es un artiste, je le sais. Un vrai. Je ne te donne pas de logiciel haut de gamme et des palettes surchargées, tu n’as besoin de rien…

-Oh ben…Bêla lamentablement le soleil déconfit et déjà un tantinet jaloux…

-Non, ne t’alarme  pas, à toi je donne la lumière et seulement ça, et je te fais confiance pour en faire ce que tu peux, je suis certain que tu feras des merveilles, et surtout amuse-toi bien !… »

Et il a fait des merveilles….Et comme il s’amuse !

Tout le long de la promenade j’ai pu admirer la délicatesse de son travail et de ses trouvailles…Un filet d’or à peine perceptible au long des branches des sapins pour mieux nous faire distinguer les plumeaux foncés des aiguilles, de petites empreintes du bout des doigts sur les écailles du tronc pour nous en faire sentir l’arrondi, des petites touches ici et là sur une fleur sauvage, l’isolant ainsi pour mieux nous la faire remarquer au milieu d’une touffe d’herbes restées dans l’ombre, un tapotement d’éponge chargée de vermeil sur un talus moussu, et cette lumière en transparence pour transformer une feuille de ronce en vitrail, tellement fière d’avoir été choisie qu’elle en devint cramoisie sur les contours…

Ensuite il me restait à nettoyer les champignons, et, à nous deux, de nous inspecter partout, partout, partout afin de ne pas laisser une tique semer la panique dans notre organisme, ça va ! Nous avons déjà donné !

 

Ce matin nous pouvons bouger normalement, c’est maintenant la question que l’on se pose en s’éveillant : « Est-ce que tout fonctionne ? » ! Ca manque d’huile, (et pourtant pas de graisse) mais ça marche ! Youpi !

Puisque nous en avons les « outils », nous allons construire ce mardi !

Et vous ? Ca va ? Vous avez ce qu’il vous faut pour avancer encore ! Alors tout va bien, nous allons continuer ensemble, même si c’est chacun de notre côté ! Mais nous sommes rassemblés par nos pensées partagées et nos sentiments de bonne volonté et de compréhension ! C’est chouette !

Bonne journée à tous et toute mon affection pour chacun de vous !

LN

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 08:45

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Bonjour à tous !

 

J’espère que vous avez eu un dimanche au moins aussi chouette que le nôtre. Si vous avez fait encore mieux, j’en suis heureuse pour vous !

Mais déjà ce que nous avons eu me contente !

Il  faisait beau, j’ai fait un tour sur le terrain pour voir que mes betteraves ne grossissent absolument pas, que mes poireaux sont comme ils étaient il y a plus d’un mois mais, Ô joie ! Les rats ne les ont pas encore rongés, les chevreuils n’ont pas encore écrasé la barrière pour tout avaler, tout va bien !

Je suis allée voir les châtaignes qui sont déjà tombées. Je pensais qu’il n’y aurait pas grand-chose, je ne suis pas déçue ! Il n’y a pratiquement rien. Elles sont minuscules et plates. Les seules qui ont une châtaigne sont celles tombées vertes, petites mais honorables, seulement les souris sont aussi intelligentes que moi (peut-être plus), et donc ont vidé les bogues de leur moins petit fruit. J’ai réussi à leur en dérober une dizaine, tombées dans la journée je suppose. Je sens qu’elles vont avoir de vilaines pensées à mon égard cette nuit ! Il n’y a pratiquement plus rien dans l’arbre.

Et Michel n’ayant pas besoin de moi, et moi pas envie du tout de faire les comptes j’ai fait le « co… » Non, je n’écrirai pas ça, mais vous avez l’exemplaire de ma récréation au-dessus de ce texte.

 

C’est celui de droite qui est à l’origine de celui de gauche.
A droite ce petit chat me surveille depuis des années, ce sont trois morceaux, disons trois plans pour faire mieux, que j’avais découpés,  enfilés sur une épingle avec une perle entre chaque pièce, callés par un « pacifieur » de boucle d’oreilles. Ainsi il semble en relief et il s’agite quand je passe.

Je m’en suis servie pour le photographier, le découper, et le monter sur d’autres fonds de découpages. Ainsi le ciel est un coin d’aquarelle d’un autre dessin, le sol herbu est une photo de l’écharpe que nous avons à peu près toutes tricotées il y a trois ou quatre ans (même en Nouvelle Zélande, j’en ai reçu une violette en cadeau !), et les détails découpés dans ces fonds et plus ou moins foncés.

« Et voilà à quoi elle s’amuse plutôt que de faire ses devoirs »…Tiens, cela me rappelle quelque chose, j’ai dû déjà entendre cela quelque part !!!!

 

Avec Michel, je ne sais comment c’est venu dans la conversation, nous avons parlé de la radio et de nos souvenirs. Comme la plupart d’entre nous ne sont pas nés de la dernière averse, je pense que vous auriez souri à ces souvenirs qui sont certainement un peu les vôtres.

En pension nous n’avions pas la radio en dehors du déjeuner du dimanche avec les nouvelles de Geneviève Taboui (je ne sais pas l’orthographe exacte de son nom, que sa mémoire me pardonne)…Je vous entends mes amis, vous avez tous dit en chœur « Attendez-vous à… » c’est ainsi qu’elle commençait toutes ses annonces. Cela intéressait sans doute la surveillante, mais pas nous.

Chez maman la radio était dans leur chambre…et pas nous…

Chez les nourrices pas de radio.

Mais il y avait la radio chez nos grands-parents maternels. Le soir ! Après le diner, qui était toujours à 7heures tapantes, et je dis bien tapantes car une minute de retard et la tape était pour nous. Et la fin du diner correspondait plusieurs fois par semaine à des émissions de jeux. Alors nous nous serrions les chaises à touche-touche dans le noir, penchés au-dessus du poste (n’y avait-il pas beaucoup de son ? Je ne sais pas) fascinés par l’œil vert qui palpitait et nous écoutions : « 100 francs par seconde », des questions et à chaque erreur un gage qui la plupart du temps consistait à verser sur la tête du candidat de la farine ou de la suie, ou de l’eau « surprise surprise ». Cela amusait mes grands parents et je n’ai jamais compris pourquoi car ce n’étaient pas spécialement des « rigolos » !!!! Mais entre temps il y avait des questions, je pense que de répondre leur plaisait et ça je peux le comprendre.

Du coup je pensais avec Michel que ces jeux, qui étaient donc sur scène et visuels quelque part, n’ont jamais été repris à la télévision, je pense que l’humiliation des gages ne passerait pas en visuels OUF !!!! Tout était  peut-être truqué, comme je pense que ça l’est pour beaucoup maintenant aussi.

Il y avait « Maman cat catox et catou » qui devaient être des lessives. Sans doute un lointain cousin outre-manche du savon Le Chat !  Mais je ne me rappelle pas en quoi consistait l’émission.

Il y avait  « quitte ou double », Ce jeu là n’était pas mal même si je n’étais pas assez grande et instruite pour trouver les réponses. Mais c’était intéressant. Ce qui était amusant c’était d’entendre les grands parents. Quand le candidat avait déjà gagné un beau petit paquet et qu’il remettait en jeux au risque de tout perdre, mes grands parents se mettaient à lui reprocher sa gourmandise, à dire que ce serait bien fait s’il perdait etc… Mais si il s’arrêtait pour empocher ses gains, alors ces mêmes grands parents criaient en lui reprochant d’être une poule mouillée , avare, ne prenant pas de risque etc… Tout cela les agitait bien !

Plus tard dans les années et cette fois le midi, il y avait un jeu que je commençais à suivre, « les 100 000 Francs » je crois qui sont devenus les 1000francs (NF) puis les 1000 euros…Des questions bien sûr… J’étais plus vieille donc plus attentive et maman était aussi intéressée que les grands parents.

Mes grands parents ne m’ont guère adressé la parole en dehors des échanges obligatoires en famille. « Viens à table » « va te coucher » etc/ Et pourtant c’est grâce à ces jeux que ma grand-mère m’a laissée une phrase qui reste pour moi historique et importante :

Maman et elle répondaient souvent aux questions. J’avais quelques 12-13 ans peut –être et j’écoutais de loin, j’aurais tellement aimé en placer une, une réponse exacte bien entendu ! Mais non… Et je me lâche et dis : « Vous savez tout et moi je ne sais jamais rien ! » et ma grand-mère de me répondre « ma petite fille, c’est l’avantage d’être vieux ! »

Seulement je suis vieille et je ne suis pas certaine que je saurais répondre ! Heureusement le jeu n’existe plus et je n’ai pas l’humiliation de me rendre compte ahahah

Je pense que ceci vous remue des souvenirs !

 

La semaine recommence, non pas la même ! Une toute neuve que nous allons faire au mieux ! Et vous serez accompagnés de toute mon affection pour vous !!!

LN

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 08:39

09-11-05-232

Bon dimanche les amis !

 

Voici une petite annonce pour les locaux !

 

Et je dois vous avouer qu’hier je n’ai pas préparé de blog. J’ai été très prise par UN courrier avec mon correspondant qui perd confiance en lui et qui risque fort de finir une fois de plus dans la rue, parce qu’il se laisse déborder et s’affole. Il ne sait pas se défendre alors il fuit comme un lapin devant tous les renards qui veulent profiter de sa gentillesse. Je fais ce que je peux pour l’exhorter à tenir le coup, mais par mail mon réconfort est bien mince….

Et puis j’attendais un peu pour aider Michel, sans donc entreprendre quelque chose que je devrais couper, et le bougre n’a pas eu besoin de moi car il a été pris toute la journée avec l’installation de la pompe sur le nouvel hippopotame. Ca y est, c’est l’eau de la cuve nouvelle qui arrive jusqu’à l’évier. Mais il va falloir la faire analyser pour être certains de sa qualité !

Nous avions un petit soucis de pompe, nous attendons de voir si cela recommence une fois installé correctement. J’espère que tout ira bien car Michel en mange son bonnet, impossible de comprendre pourquoi il y a cette baisse de pression alors qu’il n’y a de fuite nulle part. Croisons les doigts, c’est peut-être dû au fait que Michel avait roulé le tuyau autour d’un arbre pour ne pas le couper. A suivre…

Alors j’ai fait relâche, j’ai parcouru des magazines qui attendaient depuis le moyen âge…au moins !!! J’ai ouvert des PPS qui moisissaient à force d’attendre dans un dossier et grâce à cela j’ai vu des choses merveilleuses que je n’aurais jamais connues sans Internet et nos amis, merci à tous !

J’ai vu des endroits fabuleux, des grottes habitées depuis des siècles et des siècles, merci Gi !

J’ai vu des oiseaux et des animaux marins, des animalcules aquatiques ou terrestres, imaginations sans limite, incroyables dans leurs diversités, leurs présentations aux couleurs et aux dessins magnifiques, leurs propriétés extraordinaires, et je me suis sentie, admirative et si petite, si insignifiante et incapable à côté de toutes ces merveilles… Comme nous sommes prétentieux les humains et comme nous devions au contraire être humbles et respectueux de tout ce qui existe déjà et connaissons si mal au lieu d’inventer des machines de guerre qui vont « toujours plus haut, toujours plus loin, toujours plus fort » comme dit le jeu de Fort Boyard !

 

Mais ce relâchement ne me vaut rien car ce matin, au moment de me réveiller, je rêvais que je refusais de me lever, que j’étais trop fatiguée et que je devais téléphoner à mon patron pour lui dire que je n’irais pas travailler. J’avais une maman, pas la mienne, qui était venue m’aider quand j’avais laissé l’eau envahir une partie de la cuisine et qui montait contre la porte de la salle, ici au Rio. Je  me demandais comment éponger, j’ai retiré la bonde de l’évier, et toute l’eau est partie par une ouverture à grille fixée dans le sol à cet endroit. J’étais perplexe entre la reconnaissance pour l’astuce de Michel qui avait installé ce système bien pratique et la question : « Comment l’eau pouvait –elle monter devant la porte sans passer dessous ? » Bizarres les rêves !

 

Mais rassurez-vous je suis debout. Enfin non…assise, c’est plus pratique pour taper à la machine !

J’ai en ce moment un problème de bouche irritée et je me demande si ce seraient les noisettes. Je me souviens que j’avais arrêté de manger des pistaches avec Michel parce que cela me « piquait » la langue. Plus tard cela avait recommencé un peu avec quelques noisettes. J’avais arrêté également.  Et là non seulement la langue picote mais elle pourrait servir à faire la toilette de Patapouf et j’ai le haut de la gorge un peu irrité. Je vais faire attention…

Mais d’abord les granules antigrippe n’est-ce pas Gi ?!

 

Je sais, les problèmes de langues irritée vont vous conduire immédiatement à la conclusion que je suis trop bavarde, vous auriez raison, normalement ! Mais étant donné que mon bavardage est par écrit…. Je reste dubitative ! Je devrais avoir les doigts qui démangent ?!! ;-)

 

Je vous souhaite un bon dimanche à tous, profitez-en pleinement !

Et si vous regardez bien, ce que vous prenez pour des feuilles d’automne qui volent, ce sont les vaisseaux de mes baisers à cheval dessus qui arrivent vers vous !!!

LN

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 08:52

192-collages- Genre Paco?

Bonjour les amis,

 

Un peu de calme ! Il est presque cinq heure de ce vendredi, ma fenêtre est grande ouverte et le soleil essaie de ramper jusqu’à moi …

J’ai fini mon courrier. Le sable est livré. Michel travaille dehors.

Et je pense à ma dame à l’euro…Voir le blog du 7 octobre Ophtalmo-Hôpital pour ceux qui prennent en marche…

 

Histoire….Un euro s’il vous plait…

 

Mamita est heureuse aujourd’hui, Pédro va venir la voir dans la maison de retraite. Le pauvre habite loin avec sa femme et ne peut venir souvent. Mais comme il doit aller chercher les radios à l’hôpital, il va passer prendre Mamita.

Mamita est heureuse aujourd’hui parce qu’en plus elle va sortir en ville !

Elle est bien dans la « maison des fleurs » et elle peut même être sortie dans une chaise roulante dans le petit parc derrière le bâtiment pour prendre le soleil… Mais il n’y a rien à voir ! Mamita aime la ville, le mouvement, les gens… Ca lui manque…

Mamita s’est faite belle, enfin autant qu’elle le puisse… Et son fils gentiment l’a installée dans sa belle voiture et zou, ils ont roulés…Ca bouge, ça défile, et,comme dit la petite qui l’aide à la toilette : « c’est génial »…

 

Pendant qu’elle est là près de son grand garçon, elle tente à nouveau :

-« Dis Pédro, tu pourras me laisser un peu d’argent ?

- Pourquoi veux –tu des sous ?

-Ben je ne sais pas mais j’aimerais disposer d’un peu d’argent pour moi… Tu comprends ?

-Non , je ne comprends pas. La « maison » te fournit tout ce dont tu as besoin, tu ne manques de rien !

-Oui, bien sûr…

-Alors ?

-Alors j’aimerais avoir un peu de sous, ne serait-ce que pour donner un pourboire aux filles !

-Ca je m’en doutais ! Tu donnerais ta chemise ! C’est pourquoi la « maison » préfère que nous n’ayez pas d’argent, pour qu’il n’y ait pas de risques de soignantes qui abusent de votre faiblesse et de votre gentillesse et vous exploitent.

-Mais je ne parle pas de donner ton héritage ! Un peu de monnaie, c’est tout…

-Et tu vas donner à l’une et l’autre sera jalouse et cela fera des histoires ! Un malade dans sa tête aura vent de tes pièces et viendra te les voler dans ton tiroir pendant que tu dormiras ! Non. Pas d’argent. Si tu as besoin de quelque chose , tu me le dis et je te l’apporte…

-Ben oui, mais tu ne viens pas souvent…Mais..

Tout de suite Mamita qui a bon cœur se rattrape…

«  je sais que tu fais ce que tu peux, je comprends et je ne te reproche rien, bon excuse-moi, c’était idiot… »

Et elle se replie dans son coin de la voiture et regarde défiler les champs qui ont perdu une partie de leur charme  à cause de la tristesse qui l’envahit.

 

Les voici arrivés sur le parking de l’hôpital. Pédro s’apprête à descendre, il se penche vers sa mère :

-« Bon ça va ? Tu es bien ? Tu n’auras pas trop chaud ?

-Non, je vais ouvrir la fenêtre… Cela ira très bien.

-Tu m’attends sagement, ne bouge pas…

-J’aurais bien du mal ! » Sourit tristement la dame âgée qui a usé ses vertèbres à faire des lessives et des repassages il y a des années pour élever seule son petit garçon en un temps où il n’y avait pas de machine à laver ! Cela fait longtemps qu’elle ne peut plus marcher…

 

Mamita se détend petit à petit. Elle est bien…Il fait doux et le soleil bas de l’automne la chauffe juste ce qu’il faut à travers le parebrise, l’air parfumé des fleurs des talus de l’hôpital lui apporte du plaisir… La route qui longe le parking est calme, les voitures glissent sans brusquerie dans un chuintement berceur… Ici et là quelques personnes arrivent, longent son véhicule, s’en vont, reviennent prendre leur voiture et quittent le parking alors qu’une autre se glisse à la place dans un ballet tranquille…

Mamita laisse aller ses pensées….

Et toujours le même regret lui revient…

-« Si seulement j’avais un peu d’argent…Un euro ! Juste un euro ! Je pourrais m’arranger avec la « Maison » ils ne me refuseraient pas une feuille de papier et une enveloppe, mais il me faut un timbre !!! Pourquoi mon têtu de fils s’est-il fâché contre lui, Oh je le sais bien, il dit qu’il n’a pas confiance et que comme j’étais seule il craignait que Paco soit un danger pour moi, mais c’est surtout parce qu’il est jaloux…Il a toujours été jaloux. C’est certainement de ma faute, il était tellement ma merveille et mon centre du monde… Mais quand il est parti avec sa brunette, il ne s’est pas posé de questions… Il ne le sait pas mais Paco et moi nous nous sommes vus souvent ! Ah bien sûr il n’a pas fait des études comme monsieur mon fils et sa femme ! Il a fait la route pendant des années puis il a travaillé sur les chantiers, il n’est pas beau, tout trapu, ridé et brun avec ses cheveux frisés dans tous les sens et ses bleus rapiécés, mais dans l’écrin de vieux cuir de son visage il y a deux pierres précieuses, des yeux bleus si clairs et si joyeux toujours, et quand il est tendre…Oh pas de pensées grivoises je vous prie, ce temps là est passé pour nous, mais de la tendresse, on en a encore besoin ! Il ne vivait pas loin, au bout de la rue dans sa cabane de préfabriqué près du terrain vague, il parle peu et pour ainsi dire à personne, mais nous deux… c’est chouette ! Il venait le soir jouer à la crapette, c’est lui qui m’a appris et du coup il était plus vif que moi et chaque fois qu’il faisait « crapette » il sautait au-dessus de la table pour plaquer ses cartes et cela me faisait sauter et râler pour « de faux », alors on riait ! C’était la joie, toute simple…

Mais quand Pedro est venu ce soit là et qu’il l’a trouvé à la maison, que j’ai eu peur ! J’ai cru qu’il allait cogner Paco ! Il la jeté dehors, cela m’a fait mal et je lui en ai voulu, ce n’était pas juste ! Mais il ne voulait rien entendre et c’est ce même soir qu’il m’a fait emballer ma valise et m’a ramenée chez eux, là-bas, en attendant la place libre qu’il avait retenue depuis un bon moment à la « maison »… Du coup Paco ne sait même pas où je suis et même si je suis vivante….Je voudrais  lui mettre un mot…Peut-être pour rien…Seulement lui dire au revoir… et merci…

Tiens, deux petits vieux qui sortent de la voiture derrière moi, ils sont mignons ils se ressemblent un peu, habillés presque pareil et de même taille, ils rient, Lui me fait un peu penser à Paco, ils arrivent à ma hauteur et j’aime les regarder, ils ont l’air heureux…

Oh ils me font un sourire en passant… Ils passent, s’en vont…

-« Monsieur, s’il vous plait, est-ce que vous pourriez me donner un euro ? »

Mais je suis folle ! Qu’est-ce que je fais ?

-« Ah je n’ai pas d’argent, répond le monsieur, c’est ma femme qui tient la banque, Dis chérie, tu aurais un euro pour la dame ?

-Oh je dois bien avoir cela , attends… »

 La femme fouille dans un gros sac trop lourd pour elle, on dirait qu’elle part pour toujours ! Elle sort une pièce, la replace dans le porte-monnaie…Elle ne veut pas ?…Si, elle en sort une autre, la passe à son mari qui est entre elle et moi sur ce trottoir.

-« Merci Monsieur ! »

Le cœur de Mamita bat la chamade. Elle est folle qu’est-ce qu’elle fait ? Elle demande la charité maintenant ? Ca ne va pas mieux !!!

Mamita ouvre la main, et regarde la pièce qui va pouvoir payer un timbre, la lettre pour Paco…Et elle voit que la dame lui a donné une pièce de deux euros, elle a changé sa première pièce pour… Deux timbres ou même simplement pour l’enveloppe et le papier sans demander de charité à la « Maison »

Mamita lève la tête, regarde la femme qui a fermé son sac et attend que son mari la rattrape, la dame regarde Mamita attirée par quelque magnétisme et leurs regards se croisent…

-« Oh Merci Madame ! » et les yeux de Mamita savent lui dire un merci plein de reconnaissance heureuse que la dame n’oubliera jamais….

Mamita attendra le retour de Pedro, son cœur va éclater mais elle gardera précieusement son secret et sa pièce, son trésor serré dans son poing au fond de sa poche, comme une clé vers l’avenir….

Hélène Porcher le 13 octobre 2017

 

Nous sommes samedi les amis, un changement de rythme pour la plupart d’entre nous, un week end bien attendu peut-être !

Je vous souhaite une belle et bonne journée et je vous envoie toutes mes amitiés !!!

LN

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 08:39

16-03-05-014

Bonjour à tous !

 

Jeudi soir :

 

Et voici un bel écho au texte de M.Hurillon… de notre amie Martine Goblet ! Je dirais « la réponse de la bergère au berger… »

 

Mon espérance…

Tremblement fébrile soupirs lancinants

Je marche au seuil des mondes fascinants

Sur le cœur des humains un souffle de folie

Animaux apeurés, cieux oubliés, arbres détruits,

 

Sur la rivière bétonnée, plus de rêverie

Il est des bruits de moteurs étouffant la vie

L’autoroute sans scrupule gagne son passage

Sur la terre attristée, fantôme sans âge.

 

J’en appelle à tous les oiseaux

J’en appelle à tous les végétaux

J’en appelle à la conscience

Je demande respect et silence.

 

Avec le vent et les étoiles, l’espoir et  les prières

Sur la terre obscurcie viendra la lumière

Au-delà des vengeances Nature prends patience

Pardonne nos erreurs, lentement la sagesse avance

Martine Goblet.

 

Quelle belle journée nous avons eue !  Nous avons pu lécher notre glace à 6h assis sur la pierre ! Et non pas le contraire !

 

Comment se fait-il que nous soyons toujours des cas administratifs ?

  • Les impôts qui me réclamaient de payer ce que j’avais déjà fait, mais le chèque était resté dans un dossier…Mais qui s’est déplacé  peur au ventre, perdant une demi journée de travail ? C’est nous.
  • Le CNRO qui réclamait, menaces d’huissiers collés sur notre boîte aux lettres à la vue de tous, merci pour notre réputation, alors que nous étions parfaitement en règle, ceci pendant des semaines et plus, pour qu’enfin un inspecteur vienne contrôler mes livres et reparte en disant : « le CNRO vous doit… » Je ne sais combien de centimes pas plus, alors que nous avions dépensé une fortune en téléphone, lettres recommandées avec accusés de réception etc… Aucune excuse pour autant.
  • -La sécurité sociale qui s’est trompée de dossier pendant quelques mois et nous réclame brusquement la totalité d’une remise à niveau pour laquelle nous n’avons pas le premier sous.  Me plaignant de devoir éponger leurs erreurs ils m’ont répondu « vous auriez dû voir que vous ne payiez pas assez » auquel cas j’ai répondu que j’avais plutôt l’impression de toujours payer trop ! Ils m’ont accordé le droit de payer en plusieurs fois mais ils m’ont obligée à payer les agios du même coup ! Parce qu’EUX se sont trompés.
  • Nous avons toujours été attentifs à payer non seulement une assurance maladie mais aussi une complémentaire. N’étant pas à la sécurité sociale nous avions des mutuelles équivalentes. Jusqu’au jour ou l’Etat a décidé que nous devions passer par LEURS mutuelles. Résultat quand j’ai accouché, la première a répondu :  « Mais vous n’êtes plus chez nous » et la deuxième « Mais vous étiez enceinte avant d’être chez nous ! »  Qui a tout payé sans être remboursés, une fois de plus c’est nous.

Bon, je ne vais pas vous faire toute la liste, quand on fait quelque chose il y a toujours un pépin et qui ne vient pas de nous.

Quand Michel a été opéré, qui s’est occupé de cela ? Je ne sais, le docteur qui l’a opéré ou plutôt notre docteur habituel, mais il a été pris automatiquement en charge à 100% pour le suivi de sa maladie artérielle. Génial ! Merci à eux.

Là, surprise, nous arrivons au moment où, parait-il, il faut renouveler la demande .Pourquoi ? Le docteur fait le papier, la secrétaire fait suivre et nous recevons la réponse, c’est accepté …Ouf.

Sauf que notre mutuelle n’est pas au courant et refuse de prendre en charge !

Nadine, que les gens d’ici connaissent bien pour sa serviabilité aimable, prend tout cela en charge.

Résultat : la carte verte, la seule et unique que Michel ait jamais eue, se connecte à une assurance en Seine St Denis chez le médecin, et à notre mutuelle en pharmacie ! Pourquoi ? Nul ne sait, ni le docteur, ni sa secrétaire, ni la pharmacie, ni la mutuelle !!!!! Que faire ? Nul n’en sait rien !

Le docteur et la secrétaire ont recommencé une demande, comme la première fois, des fois que la lettre passe par les mains d’une personne plus à même de finir le travail…. Moi qui n’aime pas embêter les autres, je suis servie !!!!

 Les délais sont toujours très longs mais multiplié par deux cette fois, nous ne sommes pas tranquilles pour les remboursements, les médicaments jusqu’ici grâce à la pharmacie passent par la complémentaire pour être couverts, mais qu’il arrive un  problème grave nous ne sommes plus remboursés !

C’est dingue !

 

Bon, ben on ne va pas se bouloter la rate, en attendant, cela n’arrangerait rien ! On ne peut qu’espérer un miracle administratif !

 

Arnaque à nouveau ? Certainement : Téléphone : Un monsieur me fait tout un cours des maladies cardiaques portant sur des enfants qu’il faut protéger. J’ai coupé court, je pense qu’il allait me demander de l’argent ou de cliquer sur je ne sais quoi pour une pétition…

 

Bon, oublions tout cela qui vient nous agacer jusque dans notre espace protégé et reculé ! Où fuir ? ahahah !!!

En dehors des paperasses, du téléphone et des courriers je n’ai rien pu faire d’autre et n’ai profité du soleil que le temps de ma glace ou…pour aller voir les reflets de l’eau claire au fond de la cuve hippopotame. Bon, j’en ai profité pour rapporter du mouron très beau, très haut que j’ai trouvé au fond du terrain pour mes poules. Je ne leur en donne pas trop, j’ai peur que cela relâche leurs intestins !

 

Et là je vais aller arracher un poireau à l’autre bout du terrain pour préparer ma soupe, il est l’heure d’y penser ! (Mon mariage est en jeu !!! Ahahah)

Peut-être un jour vous écrirai-je pourquoi la dame de la voiture face à l’hôpital voulait un euro avec tant de joie…cela me tracasse et j’ai trouvé des idées… Dès que je pourrai trouver le temps de l’écrire…Si je peux ! Cherchez aussi, vous pourrez peut-être me donner des variantes intéressantes !!!!

En attendant je vous envoie mes pensées affectueuses pour que vous ayez une bonne soirée et surtout une bonne nuit de sommeil.

 

Vendredi 13. J’espère que si ce vendredi spécial a une action pour vous, elle ne peut qu’être bonne et vous porter chance.

C’est le jour des chiffres mes poules en sont à 666 œufs, chiffre du diable si je ne me trompe ! Je n’en connais pas le pouvoir supposé pour autant , mais cela ne dut pas être bon pour ceux qui y croyaient !

Foin de chiffres, encore que mes comptes attendent toujours, mais nous allons nous faire une bonne journée de vendredi-poisson en récompense. Je ferais bien quelques choses avec des moules à l’escabèche, les moules contenant du cuivre sont bonnes pour nous protéger des rhumes de la mauvaise saison…

Là, il va faire beau, le soleil roussit les sommets des arbres de la Cubesse, alors en avant les amis, la vie nus attend !

 

Bonne journée à tous, et toute mon affection pour chacun de vous !

LN

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 08:17

01-191-A

Bonjour à tous !

 

Foin des petits évènements des petites gens du petit trou du Rio, j’ai beaucoup mieux à vous offrir aujourd’hui. Un texte qui m’a vraiment émue, que j’ai trouvé absolument superbe et qui nous parle à tous, même si ce n’est pas votre frère, seul en sa chaumière qui l’a écrit…

 

« Il y a des périodes de silence, mais j'écris quand même, c'est bien, que ça finit au panier.

Je l'ai connue un jour d'orage, des éclairs sauvages fusillaient les nuages. Dans cette salle immense, pleine de tumulte, elle cherchait en vain une issue salvatrice.

Elle s'appelait Espérance et vivait dans la rue. Elle ne demandait rien, n'implorait pas. Si seulement le fracas du tonnerre pouvait cesser… J'étais en face d'elle, transparent, invisible.

Quand j'ai ouvert les yeux, elle avait disparu. Je me retrouvais seul dans la salle des pas perdus. J'avais rêvé, car les jours d'orage troublent la vision. Espérance est plus qu'un mot, plus qu'un nom, c'est une promesse.

J'ai quitté la salle des pas perdus de cette gare où les trains ne partent plus, et qui laisse sur le quai des marins sans port d’attache.

Je suis parti au hasard des rues, en cherchant Espérance. Je n'ai retrouvé que des vieux souvenirs que j'avais laissés à l'angle d'un pont, dans un cinéma obscur, sur le banc d'un jardin public tenu par des pigeons sédentaires.

Dans une rue oubliée par la civilisation, j'ai poussé la porte d'un estaminet, qui sentait le vin rouge et la sciure de bois.

-«  Un côte s'il vous plaît, patron. "

Le premier était chaleureux et me ressuscitait, avec le second les murs retrouvaient leur peinture du siècle dernier, et au troisième je crois que je me mis à parler seul.

-«  Espérance pourquoi m'as-tu quitté ? L'orage est terminé, nous aurions pu partir ensemble. "

Salle des pas perdus, il y avait une jolie fille. Espérance elle s'appelait. Si vous la rencontrez, dites-lui que je l'attends sur le quai N°1 pour partir aux Antilles. Parlez-lui doucement, c'est une enfant.

Marcel HURILLON Le 11 octobre 2017.

 

C’est tout, ce blog ne supportera pas mes bavardages stériles après cela.

Mais je peux tout de même vous embrasser tous et qu’Espérance marche toujours à vos côtés….

LN

 

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