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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 08:48

TULLE-CORREZE

Bonjour les amis !

 

Hier matin je m’apprêtais à aller voir les poules. J’étais en retard bien entendu.

Il faut que je vous confie que, quand l’un de nous part loin de l’autre, ne serait-ce que pour aller chercher du persil, c’est un adieu comme si l’un de nous partait en pleine mer ou au fin fond de l’Afrique !

Donc avec imper et godillots pour affronter le mauvais temps et le grand vent, après que Michel ait eu vérifié que j’avais bien fermé le col du coupe-vent et attaché ma capuche « t’as déjà mal à la gorge ! », bisous et j’empoigne mon seau et mes gamelles et démarre à petit trot quand Michel me rattrape …

- « Attends, ton pantalon n’est pas bien baissé sur ton soulier !

-Je ne vais pas attraper un rhume de cheville ! Vite je suis déjà en retard !

-Là, y en avait pas pour une heure, file ! »

Je reprends mon galop et à 2 mètres devant moi, fracas, une branche morte du chêne, grosse comme le bras et longue de deux fois ma hauteur s’écrase en travers de mon chemin en s’éclatant en plusieurs morceaux !

J’avoue que j’ai eu peur ! Ça fait un drôle d’effet ! Et si Michel ne m’avait pas retardée avec cette histoire de pantalon, j’aurais été dessous !!!!

Le destin….

 

Nous sommes donc allés à Tulle. La route est facile, un peu lassante à mon goût mais…

Sur la route, un peu loin devant nous il y avait quelque chose sans savoir si cela était posé là ou si cela se déplaçait. Evidemment cela m’intrigue, ce n’était pas bien gros… Non, cela semble avancer, tranquillement en longeant le bas-côté. A tout hasard je dis à Michel :

-« Fais attention au chat, il n’a pas l’air décidé à se garer ! »

En effet nous arrivons derrière lui et il continuait imperturbable, à petits pas, il tourne la tête vers nous et on s’écrie ensemble :

-« C’est un renard ! »

Un renard qui n’avait pas l’air très gaillard, mouillé ce qui lui faisait des taches foncées et un air pas soigné… Arrivés à sa hauteur, le renard s’est glissé dans les herbes du talus et s’est enfilé dans la bouche d’une buse du fossé et il est resté là, à demi caché, à attendre que nous l’ayons dépassé … Je suis inquiète pour lui qu’il ne se soit pas enfui à toutes pattes !

 

Plus loin j’ai vu un veau nouveau-né, si petit et encore tout frisé, tout brun doré derrière sa maman qui avait l’air de ne pas s’en occuper mais cela ne voulait rien dire… Elles savent très bien ce qu’elles doivent faire et je suis toujours attendrie quand je vois les ronds de vaches faisant barrière de leurs corps pour protéger les petits cachés au milieu, protégés du vent ou du soleil…

 

J’ai vu plusieurs étangs couverts de nénuphars. J’aurais aimé pouvoir prendre des photos c’est si paisible…

Mais tout cela c’était entre les moments où les nuages tiraient la chasse d’eau et nous vidaient brutalement des baquets de flotte sur la route,  les voitures et les champs. Les pare brises se faisaient verre cathédrale, la buée qui montait et camouflait les voitures de devant… Le chuintement incessant des pneus qui éclaboussaient l’eau des flaques sur les  cigües fleuries de blanc du bord de route…Les feux, rouges à droite et jaunes à gauche, dessinant des étoiles floues…

 

Arrivée à Tulle… où je n’aimerais pas vivre à cause du brouillard fréquent et du sentiment d’enfermement de cette ville dans le fond d’un entonnoir, mais que j’aime tellement par son aspect si particuliers avec ses immeubles anciens, étroits et hauts, serrés les uns  contre les autres faute de place, et qui poussent les uns derrière les autres. Les maisons s’étagent aux flancs de la montagne qui entoure la ville comme des familles dans une photo de mariage, quand il y a beaucoup de monde et que l’on fait grimper les gens à l’arrière sur des bancs ! Elles caracolent les maisons jusque tout en haut et là elles sont fières d’être arrivées là et elles se découpent, bien distinctes, tête haute contre le ciel.

Les bâtiments sont anciens au cœur de la ville, des colombages parfois, des ruelles étroites partout, des tourelles, des clochers, des mansardes d’ardoises délicatement posées comme des pigeons avec leurs plumes gris bleu.

Et en bas coule la rivière…titre d’un merveilleux film.

 

Seulement nous ne sommes jamais là en touristes. Il faut faire vite, là où nous allons, chaque fois, ça ferme…

Circulation difficile, par ces petites rues et toutes ces voitures, impossibilité de se garer…

Et bien entendu….DEVIATION !

Déviation au départ de la route de la préfecture alors que c’est la route qui doit nous mener au laboratoire.

Des panneaux : Deux semblables, déviation qui va vers la gauche et juste à côté déviation qui montre à droite, mais aucune indication de direction !

Nous avions une idée d’où pouvait se trouver le laboratoire car nous avions regardé sur Internet.

Nous grimpons. Des virages en épingle à cheveux les uns sur les autres qui semblent se mordre la queue, On grimpe, on grimpe… Des routes étroites, plus vraiment du goudron… Au bout d’un moment nous décidons de demander en frappant à une maison. Une jeune femme nous explique que c’est une route parallèle, il faut monter plus haut pour trouver le carrefour et redescendre un peu. Michel veut prendre n’importe quel chemin sans se rendre compte qu’ils ne mènent qu’à des propriétés…

-« Chéri, ce sera indiqué, forcément ! …LA ! Regarde le panneau, si, c’est là, tourne, tourne et enfile- toi, c’est bon ! » On y est. OUF.

On dépose nos bouteilles que la dame enregistre, résultats dans huit jours, on repart.

-« Et comment allons-nous retrouver le chemin maintenant ? » demande Michel.

-« C’est très facile tu DESCENDS … Tu prends n’importe quelle route qui descend et tu t’arrêtes quand tu vois la rivière ! »

-« Mais on ne seras peut-être pas à Tulle ? Tu ne connais pas la route ! »

-« Ce sera Tulle. Et si ce n’était pas Tulle on s’en fiche, nous on veut aller EN BAS ! »

Et j’avais raison et on s’est retrouvés près de la préfecture bien où il fallait. De plus…Il ne pleuvait plus !!!!

 

Un arrêt à Egletons pour acheter une pendule à Top-fouille, pendule qui s’avère trop grande en définitive, et comme nous avions faim et pas le temps, nous y avons acheté un «  kinder » qui nous a écœurés, enfin surtout moi.

 

Et voilà une autre journée bien remplie avec ses mini-aventures ! Evidemment la glace a fondu dans le sac isotherme qui protégeait les bouteilles d’eau et à mouillé dans la voiture (sans problème), évidemment le clou pour la pendule était trop petit il a fallu en chercher un autre,  évidemment il était tard, évidemment il fallait s’occuper des poules et du diner et évidemment ce fut fait et évidemment tout s’est bien terminé !

 

Aujourd’hui c’est un temps aquarium du plus beau vert, même mes pauvres coquelicots ont bien du mal à le ponctuer de rouge. Les pétunias et les roses pendent comme des petits drapeaux déliquescents, les pommes de terre se couchent et ben , que voulez-vous, on verra bien ! Se désoler ou faire de plans ne changera rien.

 

Alors je vous souhaite à tous de prendre le temps comme il vient, si vous êtes en vacances il est tant d’ouvrir la malle de jeux de table et si vous êtes au boulot, eh bien dites-vous que vos vacances venues, le soleil sera peut être de retour ! Vous êtes seul et retraité ? Je suis certaine que vous avez plein de choses à faire en attente, et comme nous avons la chance de ne pas être encore rationnés en courant, allumez toutes les lumières et mettez de la musique, si si, ça chasse le cafard. Moi j’ai une vidéo ODESSA AMERICANO que je garde pour ça ! Si je pouvais, je vous la glisserais dans le blog, on ne peut résister à ce rythme !

Bonne journée à tous quel que soit votre moyen d’y parvenir, le tout c’est de gagner sur la morosité et je vous envoie une couverture légère et invisible tissée tendresse pour vos épaules !

LN

 

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commentaires

Mirella 30/06/2017 08:37

Hello ma chere Helene , je viens te souhaiter un doux et agréable Week end avec tant des bisous de Mirella qui vous aime bien a vous deux .

LN 30/06/2017 10:55

BOn week end à toi Mirella! Et vue l'eau qui nous tombe dessus j'espère que toi tu auras du soleil pour réchauffer tes douleurs! Repose toi et à la semaine prochaine pour entamer le mois de juillet!
Gros bisous!
LN

Marie LABAT 29/06/2017 17:29

Un pur moment de poésie, avant la drôlerie de Tulle. Merci de tout coeur.

Marie LABAT 29/06/2017 18:40

Il faut de tout, ne comparons pas, ton blog est apaisant, centré sur les choses simples de la vie que que tu rends extraordinaires. Je t'embrasse aussi.

LN 29/06/2017 18:29

Merci tu es bien généreuse! J'adore tes textes sur "La caverne de Marie", tu me fais savoir et comprendre plein de choses! Je me suis abonnée comme cela je reçois tes articles directement dans les mails, c'est très pratique. J'ai été effarée par ton dernier papier ! J'invite tout le monde à aller te lire, c'est autre chose que les petits bavardages d'LN!!!
Je t'embrasse chère Marie!
LN

gi 29/06/2017 11:18

Je ne sais si la route était vraiment inintéressante mais tu ns a très bien décrit votre passage et ses aléas... super tt cela....
Ah les déviations !! déjà que je me perds quand il n'y en a pas !! alors quand il y en a !!! Heureusement que tu as un mari que beaucoup doivent envier, un bisous par ci et un autre par là. Mon père me faisait beaucoup de bisous, ( moure besareu...) que c'était agréable... Si je fais des bisous à Jacques il ne refuse pas mais lui il ne s'avance pas en 1° et que ça me manque et je t'envie.... Des attentions il en a , sûrement moins que Michel mais il a été élevé ds un orphelinat et ça explique beaucoup de choses.
Hier il a plu, puis le soleil est revenu pr repartir encore en ns laissant la pluie comme compagne !!! et ce matin il fait plus frais avec un pt vent froid.
Cette AMidi j'irais voir Jacques à Eyguières où il est en maison de rééducation, je vais retrouver encore ses jérémiades, enfin j'espère qu'elles seront moins virulentes qu'à Vitrolles.
Bonne journée à tous. Bisous. Gi

LN 29/06/2017 15:05

Michel et moi n'avons pas eu de bisous étant enfants en dehors de la politesse du bonjour et bonsoir. Les câlins n'existaient guère même si Michel en a eu un peu plus que moi. Mais je crois que c'est dans la nature d'une part et de l'autre il y a une question de pudeur ou de crainte de se montrer faible. C'est Michel qui m'a appris en fait, mais si nous sommes tendres de nature, il nous a fallu vraiment apprendre pour être un peu plus chaleureux avec les autres. Je suis encore très réticente à tous ces bisous à des gens qui ne me connaissent pas plus que je ne les connais, c'est la mode... mais j'ai appris à ne pas reculer et ne plus me sentir agressée....Sauf s'ils sont barbus, là j'ai plus de mal.
Mais c'est à toi aussi de forcer le barrage si tu as besoin de tendresse...C'est ce que Michel a fait avec moi et tu vois, ça marche, je ne saurais plus m'en passer ahhah
Et c'est peut-être le moment alors qu'il se sent vulnérable....????
Bon courage Gi, j’espère que ce n'est pas trop loin et assez direct!
Je t'embrasse sans aucune réticence!!!
LN

mésange 29/06/2017 09:39

Bonjour Hélène
Au risque de faire hurler nombre de gens, j'avoue que j'aime bien Tulle où quatre de mes jeunes années ont couru dans les collines les jours de sortie ! Et puis nous étions perchées sur une des collines et il n'y a pas tant de brouillard que ça !!!! Allez donc un peu vers Brive.... Oui, je sais, il ne faut pas le dire !!!!
Bon, il a plu, il pleut, il pleuvra.... Tant mieux ! Çà s'arrêtera bien un jour : pour l'instant les grincheux qui criaient non pas au loup, mais à la canicule, ont viré de bord à toute vitesse et crient à l'automne précoce arrivé avant que nous ayons eu un été !!!! "C'est comme je vous le dis, ma bonne dame ! Il n'y a plus de saisons !!!"..... ou plus de raison ????
Je file faire "à manger" comme on dit en Corrèze (et peut-être ailleurs aussi ?) et vous souhaite une belle journée ! Vous pouvez toujours vous reconvertir à la chasse aux escargots, c'est sans danger !

LN 29/06/2017 10:39

Bonjour Mésange!
Ah mais je comprends que l'on puisse aimer Tulle! Surtout si on y a vécu de bonnes années heureuses! Et j'espère bien que la pluie et le brouillard oublient cette ville de temps en temps pour laisser passer le soleil! Ayant vécu au bord de la Marne, les matins étaient souvent dans le brouillards également et j'aime m'en souvenir... En fait c'est surtout l'enfermement qui me gênait au début ajouté au brouillard, vous savez que je souffre légèrement de claustrophobie. Mais je pense que l'on puisse être tout à fait heureux de vivre à Tulle! Heureusement! et le chiffre de sa population et toutes ces maisons le prouvent!
ET oui, il faut du drame! Mon Dieu il fait trop chaud! Mon Dieu il fait trop froid! Comme si c'était la première fois!!!! D'ailleurs le soleil sort juste à cet instant on dirait qu'il rit de nous et de nos conversations stériles! OK, je vais finir de "fermer" mon lit et aller voir dehors si j'y suis!!!
Gros bisous à vous chère Mésange!
LN

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