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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 08:58

03-319

Bonjour à tous !

 

Ca va le moral ! Le problème de ce temps c’est surtout si vous avez des gosses avec vous ! Ils doivent tourner en rond ! Quoi qu’avec leurs petites boîtes électroniques ils savent bien oublier ce qui les entoure ! Mais là, c’est dommage pour vous….

 

Ca y est j’ai écrit tout ce dont je me souvenais du village, fait le plan etc. J’espère que la dame y trouvera des choses qui l’intéressent… Pourtant ce sont surtout les gens je crois qu’elle voudrait, mais j’en connaissais bien peu…

 

En dehors de cela je n’ai pas eu le temps de faire grand-chose, mais le soir je suis allée voir mes haricots et ce n’est pas la joie ! Comme ils sont couchés tout ce qui touche le sol pourrit, et le haut est grillé, on voit bien que les bébés préparés sont déjà tout jaunes et secs ! J’en ai cueilli une cuisine, je continuerai demain mais je ne pense pas que nous aurons beaucoup de réserve pour l’hiver…A moins qu’ils se reprennent et refassent des fleurs mais je n’y crois guère !

On verra pour les grimpants, ils sont plus tardifs…Et puis j’en ai un peu, plus loin, encore debout, des violets ..Délicieux, dommage qu’ils ne gardent pas leur couleur à la cuisson… Peut-être seront-ils plus généreux ?

Par contre pour l’instant du moins, les courges semblent se réveiller un peu et faire des feuilles qui s’approchent de ce qu’on espère de courges. Bon les feuilles, cela m’est égal ce  n’est pas ce qui m’intéresse, mais cela permet d’espérer encore…

J’avais lu que de mettre un ou deux haricots avec les courges aidait  la croissance de ces dernières. Pour les courges ce n’est pas évident. Mais je me demande si le contraire n’est pas plus clair car les quelques haricots, là, étaient bien dodus !

En dehors de ces détails je n’ai rien lu, rien vu à vous raconter, juste vous amuser de savoir que je suis toujours accrochée à ce chassé-croisé que je n’arrive pas à « dégommer », mais par contre, qu’est-ce que je gomme !!!! Je n’ai jamais connu quelque chose d’aussi résistant, chaque mot que je trouve met les autres à mal et je trouve des mots de plus en plus compliqués en vain. Pourtant ce n’est que l’antépénultième du recueil et les deux suivants je les ai faits non pas les doigts dans le nez car je sais me moucher sans me servir de mes doigts, mais tout à fait couramment ! Si je le craque, je l’encadre celui-ci ! ;-)

 

Allez mes amis, au boulot et mettez un peu de musique autour de vous…sauf si vous avez les « chicoufs » ils suffiront à vous réjouir !

Les « chicoufs » c’est quoi ? Ce sont les petits enfants ! Saviez-pas ? «  Chic ils arrivent, ouf ils s’en vont » ! Ce n’est pas méchant et il est vrai que si on souffle quand on a gardé 1 mois des gosses plein de vie et d’exigences, on est bien tristes tout de même de les voir emporter leur jeunesse au loin de nous….

 

Je vous embrasse tous bien fort et que votre journée vous soit agréable à minima… et plus ? C’est encore mieux.

LN

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 08:28

11-09-14-060

Bonjour les amis !

 

Ne regardez pas la météo pour la semaine à venir, sinon vous allez vous recoucher ! Ce serait dommage, il y a encore des choses à vivre ! Alors je viens avec vous !!!

 

Ma sœur le dimanche nous poste un poème. Je trouve celui –ci très sage :

Joachim DU BELLAY   (1522-1560)

Si les larmes servaient de remède au malheur

Si les larmes servaient de remède au malheur,
Et le pleurer pouvait la tristesse arrêter,
On devrait, Seigneur mien, les larmes acheter,
Et ne se trouverait rien si cher que le pleur.

Mais les pleurs en effet sont de nulle valeur :
Car soit qu'on ne se veuille en pleurant tourmenter,
Ou soit que nuit et jour on veuille lamenter,
On ne peut divertir le cours de la douleur.

Le coeur fait au cerveau cette humeur exhaler,
Et le cerveau la fait par les yeux dévaler,
Mais le mal par les yeux ne s'alambique pas.

De quoi donques nous sert ce fâcheux larmoyer?
De jeter, comme on dit, l'huile sur le foyer,
Et perdre sans profit le repos et repas.

Les larmes nous soulagent incontestablement. Elles sont là pour cela. Mais il faut s’efforcer de ne pas s’apitoyer sur soi-même et cultiver le chagrin. Non seulement c’est inutile, mais pire cela empêche d’avancer. Or nous devons avancer, si nous sommes vivants c’est pour cela. AVANCER malgré les douleurs et des peines de cœur.. Le pire ce sont les deuils. Tenter de garder encore vivants parmi nous ceux qui sont partis, par notre vie et nos souvenirs, continuer la route… Mais ce n’est pas toujours facile, surtout si cela nous laisse seul… Mais il y a d’autres personnes autour de nous pour nous aider à remplir le vide, même si , évidemment, ce n’est pas pareil…Il ne faut pas oublier qu’eux aussi peuvent avoir besoin de partager leurs chagrins…

Mike, le fils de mon amie Judy m’écrit sa peine et je sais que cela lui fait du bien. J’ai moins de chagrin que lui car Judy ne me manque pas physiquement, et je peux continuer à lui parler dans ma tête comme si j’allais lui écrire tout à l’heure…Dans ma tête elle reste vivante…Je me la garde vivante.

Mais je ne veux pas vous attrister, le temps y suffit ! Décidément cet été n’est pas ensoleillé !

Hier, dimanche après-midi, j’ai vécu un grand flash-back dans mon enfance dans le Cher. Une personne du village avait pris contact avec moi pour que je lui dise ce dont je me rappelais de ce temps là… Elle fait des recherches généalogiques.

1950-1952…. C’est loin et les détails même très précis ne sont que du petit univers de notre maisonnette et de la ferme d’à côté ! En ce temps-là les filles ne jouaient pas dans la rue et encore moins les « parisiennes » que nous étions sous la responsabilité de ces deux personnes âgées ! De plus, les filles aidaient à la maison ! Et même mes camarades du cru ne se baladaient pas en rentrant de l’école, elles travaillaient avec la maman dans leur petite ferme. Je me souviens d’Irène par exemple, sa maman m’a toujours parue sévère, elle ne laissait jamais sa fille jouer il fallait qu’elle s’occupe du petit frère ou de surveiller le fricot ou.etc… Les tâches ne manquaient pas aux enfants ! Il y avait les légumes à éplucher, écosser, effiler, dénoyauter suivant les saisons par exemple, aller chercher les œufs sous les poules, porter l’herbe aux lapins, voire aller en cueillir dans le terrain derrière les maisons ! Les plus grands aidaient aux animaux, les vaches et les chèvres surtout. Le cochon les fermiers s’en méfiaient et laissaient peu les enfants avec. Les chevaux étaient la charge des hommes. Les poules, la fermière leur jetait un peu de grain dans la cour et elles se débrouillaient, mais il fallait fermer le poulailler le soir à cause du renard. Et pourtant elles couchaient dans un endroit perché en haut d’une échelle ! Je ne me souviens pas de canards et pourtant il y avait une petite marre derrière les bâtiments et les vaches et chevaux allaient y boire. Il fallait veiller à ce qu’ils ne s’enfoncent pas trop dans l’eau….

Et maintenant ce sont de grandes exploitations modernes, vous n’aurez plus de ces délicieux crottins séchés dans l’arbre, nichés dans un panier de ronce, couvert d’une gaze contre les mouches…Ce qui n’empêchait pas les asticots ! Mais ils ne nous faisaient pas peur ! Quand le fromage était sec nous le cognions sur la table à petits coups brefs et hop, cela faisait plaisir aux poules de récupérer les insectes ! Les frais nous les rapportions retournés de leur faisselle sur l’assiette que nous avions emportée. Ils étaient si blancs, glissants …Attention ! ;-) avec tous leurs petits tétons que nous lichions d’un doigt sur le chemin de retour !

Comme on était bien et sans soucis pendant ces si courtes deux années….

Demain il faut que je me souvienne de la petite ville de Crézancy où était l’école !

Quel dommage, à l’époque nous ne faisions pas de photos, il ne nous reste rien… J’espère que mes souvenirs seront assez fidèles pour que cette dame retrouve des traces…

Voyez-vous mes amis, je ne sais pas si Dieu existe, et je ne crois pas au Paradis. Je crois plutôt à la renaissance de la matière et son éternelle reconstruction. L’âme qui reste est dans les contacts et les pensées que nous avons transmis ou les œuvres que nous laissons. Mais j’aimerais que mes vieilles dames puissent savoir ma reconnaissance, celle que je n’ai su leur dire, étant trop jeune, et qu’elles sachent que ces deux ans ont certainement sauvé mon futur. Grace à elles j’ai compris que le bonheur, la tendresse, le respect, la tolérance et la paix pouvaient exister et ma vie d’adulte n’a tendu qu’à construire et partager cela depuis, comme but pour moi, pour ceux que j’aime et ceux qui m’entourent….Donc pour vous aussi mes amis…

 

Oublions la pluie, plongeons-nous dans quelque chose que nous aimons faire si possible. Et si il y a des corvées, débarrassons-nous en le plus vite possible en pensant à ce qui va nous réjouir pendant le temps gagné !!!

Avec toute mon amitié pour vous !

LN

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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 08:41

08-07-24-173

Bonjour à tous !

 

Et voilà dimanche ! Non, Gi, ne te précipite pas sur les granules, nous sommes encore en été malgré le ciel gris ! OUF. Mais cela peut se lever encore, il n’est que 8h.

 

Un peu de travail au jardin hier. J’ai ressemé des radis. Ma récolte précédente est très insuffisante. Je ne sais si cela poussera mais « il n’est point besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer » dit la sagesse !

Du coup j’ai récolté les pommes de terre sauvages, ces petits grelots qui sont parfois oubliés en terre et qui repoussent la ou les années suivantes. A midi nous mangerons des petites pommes de terre nouvelles ! Wouai !!!

 

Nous avons trouvé un nouveau jeu en regardant la télévision : « Chercher le non barbu » !!!! Il nous arrive de n’en trouver aucun ! Le premier qui trouve a gagné mais si c’est une femme à barbe ça compte pour le point !

C’est fou, les hommes se ressemblent tous maintenant, impossible de voir leur visage ! Pourquoi avoir reproché voile et burqa ! C’est pourtant tellement important les traits d’un visage, je suis frustrée quand je ne les vois pas.

A propos de jeux j’ai fini le recueil de chassés croisés donc y compris les derniers difficiles. Du coup vexée, je suis allée rechercher sur la table de Michel celui qui m’a fait caler, et je vais tenter de le reprendre ! Ah mais !!!!

 

J’ai lu un truc qui se balade, je n’ai pas vérifié les prix, mais les dosettes de café des nouvelles machines contiendraient 4 gr de café à 0,40 la dosette cela mettrait le café au prix de 100 euros le kilo. Vous referez le compte si vous voulez mais les chiffres,moi, je me dégonfle. Sans compter que l’emballage est très nocif à l’équilibre de la nature et…qu’il y a des additifs dans la dosette ! Mais on n’y pense pas quand on achète ces cafetières-là !

Nous sommes au café soluble et  breuvage transparent, nous en usons très peu. C’est à peine du café. Mais quand nous voulons du BON café, j’ai encore un moulin quelque part et même en prenant du café en poudre nous avons une cafetière en verre avec un piston qui fait passoire, le café y est bien bon.

Parlant boisson ça y est nous buvons de l’eau en bouteille et elle nous semble TELLEMENT fade à côté de l’eau de notre source ! Non, le goût de notre eau ne vient pas des infiltrations douteuses ! C’est le fer et l’acide de la terre granitique d’ici ! Et d’une marque à l’autre de ces bouteilles, l’eau n’a pas le même goût ! L’eau  des Lois est moins fade que la précédente.

 

Voilà bien peu de choses intéressantes, juste une journée agréable après un démarrage difficile faute de sommeil à cause de cette satanée chatte qui saute par notre fenêtre la nuit et que là, Michel a renoncé à aller conduire dans le dortoir. Si bien que la bestiole n’a pas arrêté d’aller, venir, sortir, rentrer etc. Plouf sur le plancher chaque fois.  J’ai acquis le reflexe, dans mon enfance, de ne pas me réveiller vraiment quand quelque chose m’ennuie la nuit. Ne pas savoir et dormir à tout prix. Mais je suis tout de même entre deux mondes, et j’ai du mal ensuite à me réveiller, mal de tête et vaseuse au possible. Mais petit à petit et après le bon petit nescafé-sucré-serré du milieu de matinée, tout doucement le cerveau s’est réveillé… Si j’en ai un de cerveau !!!

 

Sur cette moquerie de moi-même, chers amis, je vous laisse faire vaillamment votre journée. En principe dimanche devrait être cool mais je sais que parfois les évènements se fichent du calendrier, alors courage à vous si c’est difficile même un ce jour dominical ! Je pense à vous tous bien affectueusement !

LN

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 08:26

Dessin d'Hélène extrait d'un diaporama fait avec Jacky Questel.

Bonjour à tous !

 

Et voilà le wek-end, comme nous l’annonce Mirella.

J’ai passé toute la journée d’hier à patauger dans mon ordinateur. J’avais le trac d’aggraver par mes maladresses d’autant plus que même l’anti-virus gratuit avait la colique ! Je l’ai écrasé et rechargé toute seule comme une grande. Je ne peux pas utiliser l’expression américaine que pourtant j’adore, mais valable que pour les garçons. Pour dire  « j’ai pris mon courage à deux mains » ils disent « j’ai enfilé mon pantalon de grand garçon ! » C’est mignon !

Ensuite j’ai tout trié, sauvegardé dans le CD externe, tout effacé pour recommencer après avoir écrasé les deux logiciels de dessins qui doivent être la cause du désastre. Il faut ajouter que les orages, les coupures d’électricité incessants, même aussi courts qu’ils aient pu être, n’ont pas arrangé la chose !

Pour les programmes de dessins je ne suis pas trop triste, ils avaient de jolis plus mais j’en perdais  de l’un à l’autre que je regrettais, ils ont chacun leurs petits trucs et leurs manques, parfois indispensables. De plus ils étaient compliqués et les réglages souvent restaient inertes, ce qui me semble normal puisqu’ils étaient gratuits et faits pour nous mettre en appétit, mais pas nous satisfaire au point de ne pas avoir envie d’acheter le complet !

Ce que je ne comprends pas c’est que j’enregistrais tout sur JPEG, que chacun offre et reconnait, mais si j’avais enregistré le JPEG sur l’un il ne s’ouvrait pas avec le JPEG de l’autre…Mystère.

Peu importe et sans regret, j’ai été très contente de cette semaine de recherches et d’aventures sans passeport et sans risquer d’attraper la malaria, juste une petite tourista mentale à la fin du voyage et la satisfaction de savoir que j’aurais pu parfaitement me débrouiller avec les nouveaux!!!! J’espère retrouver demain Artweaver tout fier d’avoir été « le Chouchou » et actif… Je l’espère, actif,  je n’ai pas eu le temps de le tester ! Merci à Stéphane qui avait pris la peine de m’ouvrir les deux autres pour tenter ma chance, c’était vraiment chouette !

Je pourrais me passer de l’ordi, je peux dessiner autrement, ou découper ou faire autre chose qu’importe, mais je ne peux absolument plus me passer de vous, il me faut donc Internet. Si la ligne téléphonique par air était valable ici, je pourrais me contenter d’un de ces téléphones perfectionnés qui vont sur Internet, mais je n’ai toujours pas de couverture pour le portable !

 

Et voici à nouveau Martine Goblet qui nous offre un nouveau corbeau et cette fois à la gloire de l’oiseau :

 

Souffle de magie…

Gravée sur tes ailes la connaissance vit

A l’intelligence univers souriant

Demain est un rêve sur la marche du temps

Observant les moissons sur ton arbre tu ris.

 

Pauvres petits humains qui ne comprennent pas

Ces forces magiques de ton sixième sens

Sur ton éternité tu poses ta science

Et pour ceux qui t’aiment tu ouvres un au-delà.

 

Toujours je t’écoute crier en t’envolant

Dans le ciel azur toi l’oiseau si brillant

Toi la note noire sur un air de liberté

 

Crois crois en l’avenir,  au bel amour crois crois

Je suis le beau semeur d’éternelles pensées

Magie de mon esprit, moi le corbeau de joie !

 

Martine Goblet.

 

Le ciel est toujours gris ce matin mais moins épais, nous pouvons espérer que le temps se lève, mais sinon, eh bien, nous « ferons avec » et « comme si » ! N’est-ce pas de la sagesse ça ? ;-)

Je vous souhaite un bon samedi et un bon week-end à tous et mes amitiés vous accompagnent joyeusement !

LN

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 08:40

08-04-01-078

Bonjour à tous…

 

Nous nous « mailions » (de nos affaires bien sûr) ma sœur et moi et constations qu’après l’avoir reproché à nos anciens, nous faisons la même chose, c’est-à-dire à trouver que ce qui se fait maintenant, au mieux ne nous intéresse pas ou ne nous touche guère, au pire est ridicule et absurde …

Et comme je le constate de générations en générations, je pense que c’est une réaction naturelle.

Quand nous sommes jeunes, nous inscrivons dans nos mémoires ce qui nous construit, nos livres, nos tableaux, nos musiques et chansons , la mode et le style de l’époque. Pendant notre vie , en personnes intelligentes, nous abordons les différences de culture que nous rencontrons en essayant de trouver ce qui est intéressant ou plaisant, pour encore remplir notre paquetage de connaissances. Mais déjà le sac est lourd et nos sources de satisfaction bien assouvis. Ainsi les livres qui sortent, les nouveaux films primés, souvent nous semblent étranges et n’atteignent pas nos sentiments qui sont d’un autre temps et d’un autre langage.

Si l’un d’eux nous plait vraiment, vous constaterez avec moi que c’est, le plus souvent, parce qu’il ressemble à quelque chose que l’on aime ou plus exactement que nous avions appris à aimer.

Pourquoi pas ? Il y a de tout et chacun trouve ce dont il a envie ou besoin !

Et avez-vous remarqué que, avec l’âge, nous avons également tendance à revenir aux nourritures de notre enfance ?

La première fois que j’en ai fait la remarque c’est avec un monsieur qui commençait à être âgé mais était en excellente santé en dehors de problèmes respiratoires qui n’avaient aucun lien avec ce qu’il pouvait manger ou non. Il était de France mais adulte avait vécu dans des pays étrangers et rapporté du goût pour des nourritures étrangères épicées ou non, différentes en tous cas. Et petit à petit je l’ai vu réclamer à sa femme des aliments de plus en plus simples et proches de ce qu’il avait dans sa famille provinciale, préférant une simple purée au repas et une semoule au lait comme dessert.

Je vois que nous aussi ne mangeons pratiquement plus épicés-piquant comme nous le faisions dans le temps, juste un petit morceau de merguez pour parfumer un plat mais sans que ce soit la viande d’accompagnement, non plus de chorizo… Nous regrettons les yaourts légèrement acides et la crème fraîche de notre enfance… La levure alimentaire n’a plus le BON goût de la Springaline etc…

Et du coup je me demande si les enfants de maintenant, quand ils auront notre âge et que les cultures auront repris un peu de naturel, ne vont pas se lamenter :

-« Ah que je regrette les abricots d’entant ! Ceux-ci sont sucrés et ils sentent je ne sais quoi de confiture, nous avions des abricots qui étaient durs comme des pierres et qui pourrissaient en deux jours et c’est alors qu’ils étaient délicieux avec un petit goût vert et à la fois « tournés »!

Et n’est-ce pas répugnant cette viande que l’on coupe au fur et à mesure dans le muscle, sans barquette, serviette hygiénique au fond de la boîte et plastique autour ? »

Les choses tournent toujours, nous retournons à nos sources comme la vie tourne, la terre et tout le reste….

Quand nous nous demandons :

-Je régresse ? Je deviens stupide ? Sénile ? J’ai lu ce livre dont tout le monde parle comme d’une révélation (ou vu ce film…) et je ne comprends pas quel intérêt il peut avoir, je le trouve même ceci, cela, que je n’aime pas du tout… Je suis blasé ou quoi, je n’aime plus rien ! »

Cela fait peur à notre intelligence alors que toute notre vie nous avons fait l’effort d’apprendre à connaître plus.

Alors dans ce cas, reprenez un livre que vous savez avoir aimé, un film qui vous laisse un si bon souvenir, et vous retrouverez votre enthousiasme et votre confiance en vous !

Mais ne crachons pas pour autant sur les œuvres nouvelles, il faut de tout pour faire un Monde et cela devient le leur et plus le nôtre….

 

Michel se bat avec son tuyau d’eau potable. Il en a une couronne à dérouler jusqu’à la pompe, mais le tuyau est si dur qu’il ne peut l’aplatir et doit le chauffer tout du long pour le maîtriser. Un imprévu qui ne l’amuse pas du tout !

Et moi j’ai trié dans les photos que nos invités m’avaient laissées très gentiment. En effet je n’en avais pas prises, je savais qu’ils en faisaient et tellement meilleures que les miennes. Je savais aussi pouvoir compter sur eux pour m’en envoyer. Mais mieux que cela, avec spontanéité, ils ont versé tout leur stock dans mon ordinateur ! Je viens de revivre leurs vacances non seulement chez nous mais là où ils étaient allés une semaine au bord de la mer, et comme ils mitraillent un maximum, il y en avait plus de 500 ! Mais quel plaisir de les voir vivre, rire, faire des grimaces, chahuter, pédaler, tremper, une famille heureuse de vivre et de partager ces instants ensemble… Et la petite de deux ans et toutes ses expressions et ses petites manières !!! Comme certains clichés sont pris coup sur coup, en les passant cela faisait vivre le personnage ! J’en ai gardé beaucoup aussi parce que du coup j’ai des mouvements d’enfants en particuliers, qui peuvent m’aider pour mes dessins…Toujours en prévision de quand j’aurai le temps, je sais c’est stupide, mais renoncer serait bien pire !!!!

 

La photo jointe est ancienne d’un de nos octuplés. Elle n’est pas bonne mais elle est si drôle que j’aime à vous la partager même si elle me fait honte en tant que photographe et que peut-être vous l’ai-je déjà posée!!!!

Je vous souhaite plein d’autres sourires et une bonne journée, mon affection vous accompagne.

LN

PS- Ce mot a été écrit hier. Depuis j’ai de gros problèmes avec mon ordinateur et je crains le pire. J’ai passé une partie du début de nuit à nettoyer, cela semble marcher pour mon courrier, mais le reste ???? Si je suis hors ligne, ne vous inquiétez pas, vous saurez pourquoi. De plus ce matin a débuté sans électricité ! à suivre…GRRR

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 10:25

à colorier! Il pleut et les enfants sont coincés à la maison... Avec leur matériel électronique? ah oui, pardon, je date....

Bonjour à tous !

 

J’espère que le ciel vous a épargné des gros orages, ici ce fut plutôt doux sauf un de gros grêlons, plus gros que des billes de gosses, mais heureusement cela n’a pas été trop serré et ce fut très court. Nous ne sommes pas allés voir les légumes depuis, c’était hier soir. De notre fenêtre nous voyons les pommes de terre le nez baissé et elles commencent à jaunir un peu, mais il pleut…

 

Nous avons fait le plein des placards hier et acheté PLEIN de bouteilles d’eau pour Michel. Il doit boire beaucoup. Moi je bois moins et en général chaud donc l’eau est bouillie. Mais il va bientôt arracher la citerne et l’eau qui remplira la provisoire ne sera pas courante comme celle que nous utilisions. Elle sera remplie et re-remplie une fois basse mais avec une source non contrôlée. Pour la cuisine pas de problème, c’est uniquement pour l’eau de boisson que nous devons faire un peu attention. Mais pour vous dire la vérité, je ne suis pas inquiète du tout. Ces sources ont abreuvé des générations avant nous et depuis petits nous avons embarqué par mal de bactéries, notre corps doit savoir s’en défendre. Cela me fait moins peur que les pesticides et les produits chimiques contre lesquels nous n’avons pas de défenses pour les éliminer. Mais il y a peu de risque de cela, ici. Michel a choisi des eaux différentes avec beaucoup d’attention et d’intérêt comme d’autres choisissent leur vin ! C’était amusant de le voir faire.

 

Michel a souvent des problèmes de blessures diverses et variées et besoin d’un pansement qui colle, surtout autour des doigts avec ses crevasses. Mais comme il bricole et souvent dans la terre, dans l’eau, dans la graisse et j’en passe, il râle parce que les pansements se décollent facilement. Moi je déteste ces trucs qui me laissent des traces noires et collantes pendant je ne sais combien de temps, mais je ne travaille pas comme lui dans n’importe quoi ! J’ai vu au supermarché URGO RESISTANT. Tiens c’est peut-être bien pour Lui ?

Etant mordue hier par Patapouf et ne voulant pas tout salir et n’ayant pas beaucoup de temps, je vais couper une bande de pansement pour poser dessus. Plus tard j’ai voulu le retirer. J’ai vraiment cru que j’allais emporter la peau avec !!! L’Horreur ! Pour tenir, ça tient !!! Mais c’est HORRIBLE. Il faut dire que c’était la main et une vieille peau mais tout de même, méfiez –vous !!!!

 

J’ai encore reçu dans mes mails des publicités non désirées, cette fois sur une assurance. Non seulement il y en a un qui a piqué mon adresse, mais il la vendue aux autres par la même occasion ! Et je ne sais plus si je vous ai dit cela, mais ils se sont aperçu que j’écrivais en patagon d’anglais, et ils m’ont horriblement vexée en m’envoyant une publicité « AMELIOREZ VOTRE ANGLAIS » !!!! Quoi, c’est à ce point-là ???? Je savais que je n’étais pas bonne mais à ce point-là ? ahahah

 

Les mots croisés se targuent d’être un sport cérébral. C’est certainement vrai mais ils sont bien plus complets que cela ! Si vous me voyiez monter et descendre les escaliers avec mes piles de dictionnaires vous verriez que c’est également un sport physique ! Et mon « canard » est toujours vivant ! ( Référence à celui de Robert Lamoureux) Je n’arrive pas à le démarrer ! Je calle et je le passe à Michel, il est encore plus têtu que moi…Ce n’est pas peu dire !

 

Nous n’avons pas reçu le « Ca M’Intéresse » de juillet ! J’ai téléphoné mais ils n’y peuvent rien, il a dû se perdre à la poste, et bien sûr ils n’en ont plus et il n’y en a plus au supermarché. Cela m’est déjà arrivé, avec eux ou avec d’autres. Mais très courtoisement ils m’ont répondu qu’ils m’en ajouteront un à mon abonnement. Sympa, merci !!!

 

Et ce sera tout pour aujourd’hui car je n’avais rien préparé hier soir à cause des coupures de connexions et là je vais être en retard de tout !

Mais il me reste tout de même suffisamment de temps pour vous embrasser chaleureusement, bien entendu !!!!

Bonne journée à tous !

LN

Connexion trop lente ou inexistante… Mais je vais insister et j’espère bien gagner la course !

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 08:44

17-07-18 -046

 

Bonjour à Tous !!!

 

Jour de relâche pour moi hier ! Pas de nettoyage et pas d’arrosage en dehors de la route.

Pas de linge à laver… Juste faire à manger et …le manger !

Du coup je me suis jetée sur le poème que Mésange nous a fait découvrir et j’en ai fait une illustration avec Krita, le nouveau logiciel.

Pour moi cela équivaut à un bel après-midi !

Je vous remets le poème en mémoire :

 

Sur l'arbre rouge.
de Marguerite Burnat-Provins

Sur l'arbre rouge, as-tu vu
Le corbeau noir ?
L'as-tu entendu ?
En claquant du bec, il a dit
Que tout est fini ;
Les fossés sont froids,
La terre est mouillée.
Nous n'irons plus rire et nous cacher,
Dans la bonne chaleur du blé.
Le corbeau noir a dit cela,
En passant,
Dans l'arbre rouge couleur de sang.

 

Je me souviens d’un poème de corbeaux (décidément) de Gustave Droz, que je n’ai jamais retrouvé. Il y avait une phrase que j’aimais à répéter les jours de vent parce que les oiseaux luttaient contre la tempête et je disais ce vers ou ces deux vers quand je revenais de l’école dans le Cher, quand étant restée tard avec « la Maîtresse » pour préparer le concours d’entrée en 6e, je rentrais seule, de nuit, en hiver dans les bourrasques. Je me demande quelle serait la réaction des enfants de maintenant,  faire un tel chemin sur une route solitaire et par un temps brutal. Mais moi j’aimais bien ! Et nous étions équipés contre le froid avec nos capes de tissu de laine épaisse !

 

Le vent a soufflé dans la chambre et nous pensions, au bruit, que le pluie tombait. Pas du tout, c’était le vent. Heureusement Michel avait pensé à mettre de grosses pierres sur les tôles qui lui servaient d‘abri au-dessus de la source.

Mais ce matin, ça y est, il pleut. Bon, cela fera du bien au jardin ! Cela reposera Michel dites-vous ? Il m’a déjà dit que s’il avait mis des tôles c’était bien pour pouvoir y travailler par n’importe quel temps !

Mais justement aujourd’hui est prévu de faire des courses. Eh bien tout cela est parfait !

 

Le chat était tendre et adorait mes pieds, flatteur mais inquiétant de sa part. Au bout d’un temps j’accepte de perdre quelques instants pour le caresser vraiment. Mais méfiante, je l’installe sur la chaise. A peine avais-je posé ma main sur lui à le flatter qu’il m’a encore mordue au sang. Et pourtant je m’en méfiais !!! Je lui ai donné une tape en remerciement et il est allé se réfugier sous mon bureau. Je l’en ai chassé et lui est intimé l’ordre de descendre en l’accompagnant de reproches. Je le suivais pour mettre un pansement car je saignais. Il fallait que je le pousse tous les mètres tant il se faisait lourd ! Regrettait-il ? Voulait-il achever ce qu’il avait entrepris ? Trouvait-il injuste ma réaction et voulait-il m’affronter en combat singulier ? Ah, s’il pouvait parler….

 

Sur ce, je vous souhaite une bonne journée, même s’il pleut, une pause pour tous…sauf ceux qui travaillent dehors et à qui je pense avec sympathie !

Je vous envoie mes amitiés chers amis et profitez du temps qui passe, il passe si vite….

LN

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 09:03

17-07-17-045

Bonjour à tous !

 

Je ne sais pas pourquoi mais je serais bien restée au lit ce matin. J’ai l’impression que j’aurais bien dormi encore, disons…un mois ou deux ?!

 

Pourtant je n’ai pas trop travaillé au jardin, arrosages seulement. Et puis un petit coup de main à Michel pour transporter les tôles mais c’était un court travail. Le reste du temps ? J’ai dessiné des corbeaux avec le programme Krita...

J’ai aussi cherché des synonymes sur Internet pour essayer de craquer ce « chassé-croisé » mais j’en suis au même point car je n’ai pas trouvé grand-chose et n’ai pas eu le temps d’essayé de les placer. Mais « Un jour je l’aurai ! Je l’aurai » comme dit la pub à la télé au sujet des assurances ! La seule chose il va me falloir photocopier la page car à force de gommer il va m’être dangereux de tomber dans un trou, un accident c’est si vite arrivé !

 

Avec vous remarqué la différence entre un jardin et un enfant ?

C’est pareil, il faut s’en occuper sans arrêt ! Mais la différence c’est que le jardin ne crie pas toute la journée et la nuit !

Une autre remarque :

Au jardin  il y a deux sortes de végétaux : les plantes, surtout celles que l’on souhaite, poussent mal et rares, et les autres, celles que l’on n’a pas choisies poussent trop !

C’est ainsi que deux petits vieux peinaient dans leur jardin pour essayer de récolter quelque maigres légumes pour le corps et deux ou trois fleurs pour le cœur et se lamentaient que rien ne poussait. Les insectes, les oiseaux, les mammifères petits et gros, mais aussi le temps, la pluie, la grêle, le soleil brûlant, et vent violent, la neige, tout était toujours contre eux et détruisait au fur et à mesure le résultat espéré de leurs efforts. Du moins s’en plaignaient-ils abondamment oubliant que si les haricots n’avaient pas poussé au moins ils avaient eu des pois et quand les carottes ne grandissaient pas les choux étaient bien beaux. Mais il était dans leurs habitudes de toujours se plaindre.

Un jour le ciel en eut plus que ras les nuages de leurs plaintes et leur envoya une drôle de graine. C’était une graine de kiwi.

Nos vieux trouvèrent la petite plante bien saine et décidèrent de la laisser pousser. Et chaque jour , puis chaque mois, ils se félicitèrent de l’avoir fait, cette liane poussait à merveille. Le petit vieux construisit des supports et les années passant ce devint une tonnelle superbe. Au printemps des milliers de fleurs soleil pale s’ouvraient par en dessous de la couverture végétale et passant dans ce tunnel assombri de feuillages c’était comme des milliers de petites lampes à pétales ronds et clairs qui illuminaient sous le passage épais de verdure.

Et passe le temps et le kiwi continuait sa croissance, ce qui amusait beaucoup les petits vieux ! Les tentacules démesurés se dressaient vers le ciel, se tordant les unes autour des autres afin de devenir plus fortes et pouvoir continuer leur progression verticale sans retomber mollement. Ainsi Ô victoire elles purent enfin attraper la branche de l’aubépine. Le long filament musclé s’accrocha, tira, appela  ses compagnons qui le rejoignirent et le kiwi grimpa, entoura les branches de l’arbre, ils s’agrippèrent, s’enroulèrent, escaladant toujours plus haut…

Les petits vieux commencèrent à s’inquiéter !

- Mais il va l’étouffer ? Jusqu’où va –t-il aller ? Il faudrait peut-être le couper ?

Mais les petits vieux n’étaient plus de taille à tailler ! Et ils durent se résigner à laisser la nature faire ce qu’elle avait décidé, c’est-à-dire faute d’une plante qui s’étiole, une qui va trop loin et couvre la montagne…

Alors, que vouliez-vous qu’ils fissent ?  Ils oublièrent le kiwi pour se consacrer aux tâches indispensables qui étaient déjà plus que suffisantes au reste de leur énergie.

Et le kiwi continuait sa croissance envahissante. Silencieusement et avec ténacité. De l’aubépine il put s’accrocher au chêne, puis du chêne au sapin, puis du sapin au toit de la maison….

Et c’est ainsi qu’un jour la police, vint alertée par le facteur qui n’avait pas vu les petits vieux depuis plusieurs jour, et ils les trouvèrent tous les deux , dans leur lit, ligotés serrés dans les bras verdoyants d’un kiwi vainqueur !

 

Et voilà, dès le matin, une histoire effrayante qui me vint, et il faut que j’appelle maman, je vais être trop tard, pour elle, pour vous tous, pour mon petit déjeuner…Ca commence sur les chapeaux de roues !!!…

Je file !!!

Bonne journée à vous les amis et que cet été vous soit tendre !

Avec mille baisers à vous partager !

LN

Premier dessin fait avec Krita inspiré du poème  de Beauchemin "Les Corbeaux".

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 08:34

Bonjour à tous !

 

La chaleur est revenue, j’espère que vous pouvez vous mettre les pieds dans l’eau même si ce n’est qu’une cuvette !!!

Beaucoup de travail ici, Michel continue de creuser, peut-être le métro finira-t-il par passer par le rio !?

Moi deux lessives lavées , séchées, pliées, rangées, arrosages divers y compris la route que j’avais un peu oubliée depuis deux ou trois jours, quelques nettoyages et peu de temps pour autre chose.

Maman a récupéré son châle, Merci aux dames qui s’occupent de ces personnes âgées.

Je n’ai pas d’évènement majeur à vous raconter, dans un sens c’est tant mieux car c’est plus souvent des difficultés que des émerveillements qui nous tombent dessus !

Quelqu’un a-t-il idée de comment s’appelle la forme d’une toupie ? 9 lettres. Je pensais conique mais cela ne va pas pour mes cases de mots croisés. J’ai essayé de trouver sur internet mais en vain.

 

 de Mireille Turello-Vilbonnet qui me demande de retirer ce qui n'était qu'un exercice et préfère vous offrir ce poème sous cette forme plus classique sur le même thème.


Le soir me fut plutôt pénible avec des petits cailloux qui voulaient partir en promenade, abandonnant mon foie pour se bousculer par la petite porte. Heureusement j’ai toujours pas loin de moi mes granules salvatrices…Sont-ce elles,  la foi ou…le foie qui sauve ? Mais cela semble être passé une fois de plus. Seulement je dois faire face à un régime alimentaire de punition pendant quelques jours ! Oh ben flute alors !!! Plus de chocolat, plus de crème fraîche, plus de glace, moins de fromage et…plus de…pistaches….

 

Après que ma sœur en ait offertes à Michel, il se rachète des pistaches et nous en épluche de temps en temps à l’heure du goûter, vers 6 ou 7h. Mais avec Michel ce ne sont pas trois ou quatre, c’est tout de suite une dizaine, que je mange sans même les regarder, avec reconnaissance mais machinalement, car à ce moment je suis en pleine recherche la plupart du temps pour mes dessins ou mes écritures. C’est la petite brèche de temps qui me reste avant de partir fermer les poulaillers, arroser ce qui était encore au soleil quelques minutes avant, préparer la soupe. J’avais déjà remarqué que j’avais une sorte de mal de gorge de temps en temps et me posais la question si cela ne correspondait pas après les pistaches. Irritation… Je ne vois pas pourquoi mais pourquoi pas ? Peu importe, après cette sirène d’alarme, ce sera régime minimum, pistaches comprises.

 

Ne faites pas comme moi, ne soyez pas trop gourmands, mais profitez tout de même de vos plaisirs ! Je reviendrai bien vite aux miens, si mon foie m’y autorise !!!! Et puis des plaisirs, j’en ai d’autres ! Et regarder ces lys rouges ouverts à côté des jaunes que je vous ai déjà présentés en est un.  Et puis celui de vous retrouver, bien sûr !!!!

Nous sommes lundi, une semaine toute neuve commence ! Bonne journée à tous et toutes mes fraîches amitiés pour compenser la chaleur du soleil !

LN

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 08:43

13-05-02-042

Bonjour les amis !

C’est le week-end et vous avez peut-être deux minutes  de repos pour lire… Mais si vous ne le faites pas, ce n’est pas grave, la terre ne s’arrêtera pas de tourner ! et moi ni de vieillir ni d’écrire !

 

Madame dort encore….

Madame…

Tout le monde l’appelle ainsi, sauf dans le privé, un privé très très restreint qui parfois l’appelle ainsi également par dérision.

Madame est issue d’une lignée noble, devenue bourgeoise désargentée à cause des guerres, mais élevée dans ce moule Madame en a gardé la forme.

Madame est classe. Madame ne pleure pas, Madame ne demande rien et pourtant se fait servir, Madame ne crie jamais, elle tue d’un mot, calmement, sans bruit et vous déchire le cœur juste là où cela fait le plus mal. Quand Madame veut se débarrasser de quelqu’un, elle ne dit rien mais sait réduire l’autre à rien, qu’il n’arrive pas à la hauteur de ce qu’elle en espérait et qu’il ferait mieux d’aller ailleurs. La personne alors, honteuse, se retire d’elle-même. Madame parle au petit peuple avec une gentille condescendance. Jamais agressive, au-dessus de la mêlée, et le résultat est que tout le monde respecte et aime Madame, du moins d’une certaine façon !

Madame dort encore et elle rêve…Elle se voit petite fille bouclée et blonde, dans sa jolie robe bordée de fourrure en train de travailler son piano dans le salon, à la lumière de deux petits singes de porcelaine qui s’embrassent.

Poliment la petite fille demande à la bonne un verre de lait. La bonne est également la nourrice et elle est le cœur humble de la maison. Elle écoutait avec une admiration passionnée cette petite fille si jolie qui avait tout pour elle. Elle aimait cette petite avec adoration presque aussi puissante que celle qu’elle avait pour son Dieu. Mais là, la bonne éreintée s’était assise, n’a pas bougé tout de suite. Alors la jeune Mademoiselle avant d’être Madame, sans se retourner de peur de voir cette fatigue qui la gênerait, jette simplement, calmement par-dessus son épaule : « Maintenant ! » et tout de suite la bonne trotte à l’office…

Et allez savoir pourquoi, disant « maintenant ! » Madame s’éveille avec une drôle d’impression… Une gêne… Elle ne comprend pas ce qui se passe, elle a comme un nœud dans la gorge et cette image lui reste, brutale…? Mais elle ne pense pas que cela puisse être sa conscience, tout cela était si normal et naturel dans ce milieu et à cette époque…

Madame se sent triste sans comprendre,. Elle est fatiguée… Elle regarde autour d’elle et ne reconnait pas la pièce… Une chambre puisqu’elle est sur un lit, mais pas SA chambre car elle n’y retrouve rien de familier. Un rayon de soleil filtre à travers les rideaux tirés, ce doit être l’après-midi car il fait chaud, cela sent l’été… Mais l’angoisse l’étreint elle ne reconnait pas son univers familier au travers de l’ombre de ses yeux usés… Qui l’a transportée dans cette chambre qui n’est pas la sienne ? Machinalement elle tend la main d’un geste tellement habituel, cherchant de la pulpe de ses doigts aux ongles toujours très longs qui l’empêchent de prendre sans griffer… Elle tâte et IL n’est pas là…. L’angoisse enfle en elle…Elle se relève légèrement sur son coude pour tenter de voir autour d’elle, sur la chaise… Elle est seule, dans une chambre inconnue et il n’est pas là, près d’elle, comme tous les jours de sa vie, son réconfort, sa tendresse, sa sécurité n’est pas là…

A quoi bon se réveiller, elle est trop fatiguée, se laisse retomber sur l’oreiller et referme les yeux, allongée sur ce lit inconnu…Trop fatiguée, pas envie de savoir, de chercher, trop fatiguée pour se battre… dormir… mourir…. Elle se laisse glisser dans l’oubli  pour ne plus savoir ses mains vides, l’air qui caresse ses épaules … C’est à peine si elle se pose la question de qui le lui a pris ? Où est-il ? Elle glisse vers le fond du renoncement.

C’est alors que le téléphone sonne.
Ce téléphone compagnon de sa vie professionnelle et privée, lui laisse le reflex de se tourner légèrement pour attraper le combiné :

-Allo ? Je n’entends pas !

-Oreille gauche !!! Oreille gauche !

-Oreille gauche ? Attendez…Ca y est

-Tu m’entends ?

-Ah oui , tu as raison, avec celle-là, j’entends !

-Comment vas-tu Maman?

-Ca va !

-Tu as l’air triste…

-Non, oui, enfin je me sens bien seule et je ne sais ce qui m’arrive, je ne reconnais pas où je suis…

-Tu es dans une maison de convalescence maman (convalescence c’est moins définitif que retraite et les enfants ont préféré ce mot pour leur mère)

-Ah ? ah oui… Mais…Ce n’est pas ma chambre, si ?

-  Oui Maman.

-Mais IL n’est pas là…

-Tu es certaine ?

-Je vois mal mais j’ai cherché sur le lit, rien, sur le fauteuil non plus, et je me demande bien où il pourrait se mettre ailleurs dans une pièce pareille !

-En effet. Bon, ne t’inquiète pas je vais demander à ce qu’il te soit rapporté…Cela fait déjà trois fois que je réclame, mais les filles sont tellement débordées…

-Oh tant pis, laisse tomber,  ne dérange pas tout le monde pour ça, tu sais, maintenant ça va avec le reste, je n’ai plus rien à défendre, plus rien à garder, plus besoin de rien… J’m’en fiche….Déjà ce ne sont même pas mes vêtements que j’ai sur moi, je ne suis plus rien…J’en ai marre, je suis fatiguée.

-Non Maman, ne t’inquiète pas, tu as droit à ton petit copain, et tu l’as depuis si longtemps auprès de toi, c’est normal qu’il te manque. On va le retrouver ! »

 

-« Allo Mademoiselle, je viens d’avoir Madame au téléphone, il faut absolument que vous cherchiez dans la maison pour lui retrouver le seul moyen de la rattacher à SA vie, à son identité, celle d’avant d’être ici, c’est son « doudou », son moral en dépend, s’il vous plait, retrouvez lui son grand châle qu’elle a tricoté et n’a plus quitté depuis de années…. »

Hélène Porcher le 15 juillet 2017

 

C’est évidemment inspiré un peu de ma vie personnelle mais pas complètement, pas dans tous les détails inventés…

Ce qui reste vrai c’est que quand on a tout perdu, un détail peut avoir une énorme importance. Quand on est âgé, arraché de chez soi, de ses habitudes, mis dans un lieu inconnu alors que la mémoire vous manque, que vous n’entendez pas grand-chose et que vous ne voyez pas plus, un simple châle familier devient irremplaçable. S’il était perdu nous pourrions lui en acheter un autre que cela ne servirait à rien.

Je ne fais là aucun reproche au personnel de la maison « de convalescence », ils sont tous charmants et attentifs. Ce ne sont que des difficultés que j’ai déjà rencontrées avec mon amie Maryvette. Le linge part à la laverie. Les vêtements sont marqués, certes, mais quel travail de devoir trier ! Alors les pensionnaires sont habillés de ce qui tombe sous la main. Maman ne s’en plaint pas, elle a dépassé cela et se plaint si rarement. Elle est dure pour les faibles mais docile face à l’autorité au-dessus d’elle. Là elle a décroché tout simplement. Maryvette par contre souffrait terriblement, dégoûtée de porter les vêtements de quelqu’un d’autre, très attachée à sa coquetterie avec des goûts très déterminés et comme elle a eu la chance de garder sa tête et ses défenses jusqu’au bout de sa vie, les filles avaient intérêt à lui retrouver ses propres habits !!!

Parfois ce sont les pensionnaires, mal intentionnés ou un peu perdus, qui subtilisent des choses. Mais pour ce châle ce n’est que retard dans le tri du linge je pense.

 

Je vous souhaite un bon dimanche à tous, prenez soin de vos anciens avec autant de patience que vous le pouvez, ce n’est pas toujours facile !!!

Je vous envoie mille et un baisers ! A lundi !

LN

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